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Les caps bourrut des Pyrénées

Les caps bourrut des Pyrénées

Actualités d'hier et d'aujourd'hui sur les Pyrénées Centrales, au travers de l'histoire d'une famille, celle d'un "pays", celui des Pyrénées. Le passé est omniprésent avec celui d'un petit peuple : la Barousse...


Au fil des années à Bertren...

Publié par Jackie Mansas sur 10 Janvier 2016, 20:06pm

Catégories : #Culture et société pyénéennes

1ère photo : années 1970 hospice de Bertren au second rang à gauche sœur Saint-Laurent. Carte postale années 1900, le rinçage de la grande lessive
1ère photo : années 1970 hospice de Bertren au second rang à gauche sœur Saint-Laurent. Carte postale années 1900, le rinçage de la grande lessive

1ère photo : années 1970 hospice de Bertren au second rang à gauche sœur Saint-Laurent. Carte postale années 1900, le rinçage de la grande lessive

2 - 1953

Je vous ai déjà raconté que j'étais une petite fille hyperactive, curieuse de tout à en énerver les adultes et surtout gourmande mais le tout jusqu'à quel point ?Je n'ai pas oublié les bertrennais de mon enfance, ils m'ont tellement appris... patiemment !

Je voulais « faire reine »

Ce jour de juin 1953, mon père ne travaillait pas et aidait maman à préparer la « grande lessive ». Il lui avait dressé le feu dans la cour à l’abri du vent, installé le trépied et posé dessus la lessiveuse propre et brillante. Il avait transporté les seaux d’eau qui attendaient dans un coin. Puis il s’était assis sur le tronc d’arbre coupé dans la largeur qui servait de siège auprès de la porte, ma sœur de trois ans sur ses genoux. Elle me regardait allongée sur le dos de Patet couché près du tas de bois. Le chien m'acceptait sur lui, le museau entre les pattes, les yeux à demi clos. J'avais posé un Paris Match entre les oreilles baissées et je tournais les pages doucement. Je ne savais pas lire mais je regardais avidement les photographies pour ranger dans ma mémoire le moindre détail.

Maman plaça dans le fond de la lessiveuse un sac en mousseline solidement fermée qui contenait de la cendre de bois propre et tamisée, dispersa quelques copeaux de savon de Marseille, posa le double-fond percé de trous au-dessus puis cala dans l’orifice le tube du « champignon ». Ensuite, méthodiquement, elle rangea le linge autour du tube, les draps et les pantalons sales de papa au fond, le moyen au milieu et le plus fin tout en haut. Elle versa les seaux d’eau à l’intérieur, ferma la lessiveuse avec le couvercle et alluma le feu. Elle s’assit tout près sur une chaise car il fallait qu’il brûle sans fléchir durant une heure et demie à partir de l’ébullition et la première remontée d’eau chaude qui se répandait sur le linge en grosses coulées par le champignon. C’était un spectacle fascinant que, au risque de me brûler, je regardais à chaque fois. Mais aujourd’hui, seul Paris Match m’intéressait.

Pour s’occuper durant la longue attente, maman entreprit d’écosser des petits pois dans un saladier posé sur ses genoux tout en surveillant le feu. Soudain, elle manqua de faire tomber la bûche qu’elle s’apprêtait à glisser dans les braises parce qu’un cri strident la fit sursauter : « Maman, tu as vu la dame ? ». Elle leva les yeux au ciel : j'avais des questions à poser, elle ne pouvait s’y soustraire sinon elle n’aurait pas la paix. Ma sœur Tany, qui somnolait fut réveillée brusquement et se frotta les yeux. Papa la serra contre lui et déposa un baiser dans ses boucles brunes.

Depuis le dos de la peluche vivante, je commentais :

- Maman, qui c’est la dame ?

- La reine d’Angleterre.

- Mais c’est une dame pourquoi tu dis la reine ?

- Parce que cette dame est la reine d’Angleterre !

- C’est quoi une reine ?

- C’est une dame qui porte une couronne sur la tête et qui commande tout le monde !

- Il faut lui obéir ?

- Bien sûr, sinon on va en prison !

J'en restais bouche bée : si on n’obéissait pas on allait en prison ? Mais au fait c’était quoi « la prison » ?

Maman savait qu’il lui fallait une fois de plus se montrer patiente mais elle ne put s’empêcher de souffler.

- Alors, la prison est une grande maison avec des barreaux aux fenêtres où l’on enferme les bandits, les voleurs et les criminels. Ils y restent plus ou moins longtemps.

Papa qui suivait attentivement la discussion masquait mal son envie de rire ! Il y eut un silence durant lequel on entendit le moteur enroué d’un camion passant sur la route nationale puis un hurlement :

- Maman ! Maman !

- Oui, je suis là, ne crie pas comme cela s’il te plaît, je ne suis pas sourde !

- Elle a quoi sur la tête la reine ? Pourquoi elle met un gâteau avec une boule rouge et des boules bleues ?

- Ce n’est pas un gâteau, c’est une couronne. Et avant que tu ne me le demandes, une couronne, c’est fabriqué en or avec des diamants et d’autres pierres précieuses. C’est un énorme bijou.

- Bon, mais, pourquoi elle met ça sur sa tête ?

- Parce que toutes les reines et les rois la portent pour montrer qu’ils sont les plus puissants dans leurs pays.

- C’est quoi le roi ?

- Le mari de la reine.

- Et pourquoi elle a ce grand manteau blanc et pourquoi elle porte ce bâton et cette boule ?

- Parce qu’elle est la reine, c’est comme ça !

- En tout cas, c’est joli.

Patet bougea, il voulait se lever car il commençait à avoir des crampes. J'enfonçais mon visage dans la fourrure soyeuse qui sentait le bois et le foin coupé. Où avait-il pu aller encore ? Je respirais son odeur et soupirais d’aise. C’était mon chien, mon confident, mon ami, mon héros. Je me levais pour le laisser se dégourdir les pattes puis je m’assis sur une grosse bûche et continuais de feuilleter le journal.

Marie Coulom et Ramona (Raymonde) Carréra montaient la rue en poussant leurs brouettes remplies de linge propre, blanchi et azuré. Elles revenaient du lavoir. Une fois par mois, toutes les femmes faisaient la grande lessive et allaient la rincer soit au lavoir, soit à la Garonne. Elles s’arrêtèrent pour souffler et bavarder un moment.

Sœur Saint-Laurent, un panier rempli de cierges au bras qu’elle portait à l’église et accompagnée de deux pensionnaires de l’hospice les rejoignit. Toutes trois se mêlèrent à la conversation. La religieuse m'aperçut en train de regarder les photos, perdue dans mon monde.

Elle s’écria :

- Jackie est encore dans la lune ! Que lit-elle ?

Marie précisa en riant :

- Elle ne sait pas lire ! Elle regarde les photos du couronnement de la reine d’Angleterre et ça a l’air de beaucoup l’intéresser.

Papa, un tantinet rigolard, lui répondit … en gascon bien évidemment :

- Elle a déjà commencé son enquête et avant ce soir, elle saura tout par cœur !

Maman soupira bruyamment :

- Les questions ont commencé, mais j’ai un pressentiment qu’elles ne sont pas finies ! Quand elle va aller à l’école, je sens que je n’ai pas fini d’expliquer ce qu’elle aura décidé de savoir ! Je vais user le dictionnaire à force de tourner les pages !

Les dames rirent de bon cœur et me regardant, résumèrent la situation :

- Vous n’aurez qu’à lui apprendre à chercher toute seule dès qu’elle saura lire. Vous verrez que curieuse comme elle est elle va y prendre du plaisir et vous laissera tranquille !

Maman n’était pas convaincue :

- J’en doute, je parie n’importe quoi qu’elle va apprendre à chercher mais qu’elle trouvera plus amusant de poser des questions. Elle est aussi curieuse qu’un pot de chambre ! Si j’avais le temps, je prendrais un moment pour discuter de tout avec elle mais avec le travail que j’ai, c’est impossible.

Sœur Saint-Laurent compatit puis m'interpella gentiment alors que je rêvais devant la photo du couronnement :

- Voyons, Jackie, montre-moi le journal …

Je me levais et lui tendit le Paris-Match. Elle le prit et le feuilleta en commentant l’événement :

- Ce devait être une magnifique cérémonie, il paraît qu’elle a été retransmise à la télévision et …

Une petite voix la coupa :

- C’est quoi la télévision ?

Et la sœur qui ne savait pas vraiment comment c’était répondit un brin gênée :

- C’est comme un poste de radio mais il y a un miroir devant et on voit tout ce qui se passe partout dans le monde.

J'étais très intéressée :

- Dans le monde ? Mais maman tu as dit que c’était grand le monde alors comment on peut le voir ?

Et voilà, la sœur Saint-Laurent ne savait pas encore qu’il valait mieux ne pas trop parler devant moi… Maman ignorait elle aussi comment on pouvait regarder des images dans une boîte que d’ailleurs elle n’avait jamais vue, il n’y en avait pas dans la région mais fondant car je la regardais impatiente de connaître ce mystère, répondit :

- Je ne sais pas, les images doivent passer par les fils électriques ou du téléphone, je ne sais pas du tout et tu auras la réponse quand tu seras grande.

Voulant clore ce débat la religieuse me rendit le magazine et m'expliqua :

- Tu vas entrer à l’école en octobre, tu apprendras à lire et alors maman t’achètera des livres et tu sauras tout ce que tu voudras. Sois patiente. A l’école on étudie la lecture, l’écriture et le calcul et plus tard tu auras un métier. Qu’est-ce que tu aimerais faire, tu as une idée ?

Les femmes se regardèrent : mais pourquoi me demandait-elle cela ? J'étais encore trop petite – six ans dans deux mois - pour savoir quel métier je pourrais choisir ! Pensaient-elles...

Je réfléchissais, les yeux flottant au-dessus des arbres du verger des Cap puis je répondis très sérieusement en montrant la Une de Paris Match :

- Quand je serai grande, je ferai reine !

Après un moment de flottement, on entendit un grand éclat de rire qui fit sortir Emma Sabinotto de chez elle. Elle demanda ce qui avait pu déclencher une telle joie et se joignit à l’hilarité générale lorsqu’elle sut que j'avais des projets royaux.

Sœur Saint-Laurent essaya tant bien que mal d’expliquer que régner n’était pas à proprement parler un métier, c’était une fonction honorifique. Bien sûr elle eut droit à la question :

- C’est quoi « hornifique » ?

Maman riait sous cape : pour une fois la sœur voyait ce qu’elle subissait quotidiennement. Papa les observait lui aussi goguenard : comment sœur Saint-Laurent allait-elle s’en sortir ?

La religieuse s’empêtrait dans ses explications :

- Tu sais Jackie, on ne devient pas roi ou reine comme cela. Il faut être né dans une famille noble et très riche où tout le monde a le sang bleu.

J'étais ahurie :

- Il y a des gens qui ont le sang bleu ? Comment ça se fait, tout le monde l’a rouge ! Quand il coule il est bien rouge comme celui du cochon qui fait du boudin après !

C’était un peu confus mais j'avais l’habitude de penser plusieurs choses à la fois et il fallait suivre …

La sœur sentit qu’elle avait abordé un sujet brûlant et qu’elle aurait mieux fait de se taire mais répondit tout de même sans s’impatienter :

- Oui, nous avons tous le sang rouge sauf les nobles parce qu’ils sont choisis par le Bon Dieu pour diriger et protéger les humains. Il les a faits différents car pour bien LE servir, il fallait qu’ils soient parfaits et c’est pour cela qu’ils ne vont pas au cabinet non plus.

Je n’en revenais pas :

- Mais ma sœur, qu’est-ce qu’ils font de tout ce qu’ils mangent ? Il faut bien que ça sorte ! On a mal au ventre quand ça ne sort pas !

- Non, non, chez eux, ce n’est pas la peine, le Bon Dieu arrange tout ! Donc, comme toi tu vas sur le pot de chambre, tu ne peux pas devenir reine !

Les femmes approuvaient de la tête. Maman jubilait intérieurement car les explications idiotes de la religieuse allaient m'entraîner dans une enquête de premier ordre ! Papa faisait semblant d’observer un oiseau perché sur le mur de la maison voisine…

J'étais dubitative, ça me semblait étonnant que la reine n’aille pas « au cabinet » ! Comme d’après moi, ne pas y aller était impossible, la sœur radotait, je n’avais pas toutes les réponses et surtout une essentielle à mes yeux : pourquoi ne pouvais-je pas, moi, devenir reine ? Je me tournais vers ma mère et l’interrogeais à nouveau.

Maman montra quelques signes d’impatience car si cette satanée religieuse n’était pas partie dans un raisonnement insensé – il suffisait de me répondre qu’il fallait beaucoup travailler à l’école pour y arriver et tout le monde aurait eu la paix – il n’y aurait pas ce flot de questions qui allait encore déferler !

- En France, il n’y a pas de roi et de reine parce que nous avons un président de la République, donc, tu ne peux pas faire ce métier quand tu seras grande. Il n’y a que les Anglais qui ont une reine ou un roi. Voilà, maintenant Yvette va rentrer de l’école, tu n’as qu’à aller jouer avec elle.

- Maman, pourquoi on …

Maman qui s’était bien aperçue que son mari se moquait d’elle sournoisement, pour se venger lui répondit :

- Va demander à papa !

Je me tournais vers mon père et hurlais :

- Papa !

Il sursauta car il ne s’attendait pas à être interpellé et me regarda venir vers lui le journal à la main :

- Pourquoi on n’est pas Anglais ?

Il se gratta la tête et ne sut que répondre mais j'insistais :

- Mais dis papa, pourquoi on n’est pas en Angleterre ?

La sœur Saint-Laurent voyant son embarras intervint :

- Jackie, laisse ton père tranquille ! On n’est pas Anglais tout simplement parce que l’on vit en France et que l’on est Français. Voilà. Mais quand tu seras grande, si tu veux aller habiter en Angleterre, tu iras, ce ne sera pas un problème.

- Et alors, je pourrai faire reine ?

- Voilà, c’est ça tu feras reine ! Et maintenant va jouer ! Yvette est là !

Toute cette discussion pour en arriver là....

Je posais le journal sur le tas de bois et j'appelais mon chien. Je pris Tany par la main et nous courûmes sur la route. Yvette nous héla et nous la rejoignîmes aussitôt sans demander notre reste !

Maman me raconta ce qui se passa ensuite. Les femmes nous regardèrent nous éloigner puis se mirent à parler toutes à la fois.

Marie rappela que quelques jours auparavant, comme je venais d’apprendre que quand ils étaient grands, les garçons et les filles se mariaient et partaient vivre dans une maison à eux, j'avais décidé que moi, je le ferai avec Patet parce que c’était un garçon et que je l’aimais très fort et comme ça je resterais avec ma maman, mon papa et ma sœur. Il avait fallu beaucoup de tact pour m'expliquer que l’on n’épousait pas les animaux étant donné que c’était interdit et qu’il y avait quelque part dans le monde, un garçon que le Bon Dieu me destinait. J'avais eu un immense chagrin car alors quand je me marierai avec CE garçon je ne verrai plus Patet qui était éternel bien entendu ! C’était terrible, donc, j'avais décidé que je ne me marierai pas.

Lorsqu’elles se furent éloignées ce jour de juin 1953, maman fit remarquer à papa que leur fille n’était pas un phénomène de foire et qu’il y en avait assez qu’on lui tienne des discours débiles qui ne débouchaient que sur des questions sans fin ! Il approuva d'un hochement de tête... Mais tout continua de même !

Jackie Mansas

11/01/2016

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poupoudidou 14/03/2016 12:27

Comment se fait-il que vous ne soyez rentrée à l'école qu'à 6 ans si j'ai bien compris votre récit ? Dans le 3ème, vous racontez que vous étiez trois "petits" à commencer le catéchisme, donc les deux autres avaient vôtre âge ? Et si je vous suis toujours, votre copine d'enfance qui a le même âge que vous est entrée à l'âge normal de 5 ans ! Comment ça se fait, je ne comprends pas, ll'école même dans les années 50 était OBLIGATOIRE à partir de 5 ans. Que s'est-il passé, étiez-vous malade ? Je suis née en 47 moi aussi et j'ai fait ma première rentrée le 1er octobre 1952. Notre jeunesse dans ce pays m'a permis de rencontrer dans les bals les jeunes de votre village et j'en ai reconu quelques uns dans le diaporama de votre article sur les Journées du Patrimoine sur la première photo qui date de la rentrée 1952. Une dame qui est sur cette photo s'est reconnue, c'était l'année scolaire de son certificat et me l'a confirmé.Elle ne se souvient pas de vous en classe mais de votre famille oui. Pardonnez-moi pour ma curiosité mais cette rentrée ratée m'interpelle ! Continuez à nous faire autant de plaisir avec vos histoires plutôt rigolotes !

Jackie Mansas 15/03/2016 01:01

Bonjour poupoudidou
je comprends votre étonnement mais la réponse est simple : l'institutrice a refusé de m'inscrire en septembre 1952 car elle avait trop d'élèves : 13 ! et trois candidats au certificat dont un cancre de belle facture ! qui lui pourrissait la vie.
Mais elle a inscrit les deux autres sans aucun problème, nous sommes tous les trois nés en 1947, avril et mai pour les deux autres et moi en août. Mais voilà, j'étais la fille d'une Italienne (sic) et je n'avais pas le droit d'aller à l'école. Ce ne venait pas d'elle, elle a été obligée de le faire sous la pression du maire de l'époque -1947-1953- qui était lui-même sous la coupe d'un affreux personnage raciste, xénophobe, très influencé par les idées nauséabondes de l'Action Française. Il n'était pas le seul mais même si ces gens-là n'étaient pas nombreux, ils faisaient beaucoup de tapage et on n'entendait que leurs raisonnements !

Il n'avait pas accepté le mariage de mes parents car "le sang français" était souillé. Et puis j'étais la petite-fille de mon grand-père, ce qui pour la droite réactionnaire était une abomination : il n'aurait jamais dû avoir une descendance, en plus souillée !
Si cette municipalité avait été réélue en 1953, je ne serais sûrement jamais allée à l'école ! Mais il y eut changement et c'est ce qui est arrivé le mieux pour le village jusqu'à 1965. J'ai été attentivement surveillée par ces gens en cas que je sois plus "intelligente" que les "purs" Français ce qui n'était même pas envisageable. Pour moi ça n'a pas été un problème d'avoir une année de retard, si on peut dire, tout s'est bien passé jusqu'au 19 avril 1954. Mais cela est une autre histoire.
Où se trouve votre amie sur la photo ? Nous avons reconnu certains de ces enfants présents et il y a trois garçons et une fille cachés au moins. J'aimerais bien communiquer avec elle, si elle le veut bien. Je vous remercie de commenter les articles, c'est très agréable de pouvoir dialoguer. Merci de votre attention et à bientôt.
Jackie Mansas

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