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Les caps bourrut des Pyrénées

Les caps bourrut des Pyrénées

Actualités d'hier et d'aujourd'hui sur les Pyrénées Centrales, au travers de l'histoire d'une famille, celle d'un "pays", celui des Pyrénées. Le passé est omniprésent avec celui d'un petit peuple : la Barousse...


Edito de mars 2016

Publié par Jackie Mansas sur 5 Mars 2016, 11:19am

Catégories : #Edito

Edito de mars 2016

Bonjour à tous,

Mille pardons de ne pas avoir écrit d'autres articles depuis plusieurs jours mais j'étais dans l’impossibilité de le faire vu une intoxication de premier ordre non pas due à ma gourmandise mais à un concours de circonstances que personne - absolument personne - n'aurait pu imaginer !

Savez-vous que de manger du potage de pot au feu avec du vermicelle et ensuite un yaourt comme dessert et boire de l'eau peut vous rendre malade ? Je n'aurais jamais cru cela possible - depuis le temps - et bien c'est vrai... Enfin, quand je dis que c'est vrai, je me moque...!

D'accord, il y a eu une épidémie de grippe et de gastro-entérite et dans le plus normal des mondes mon intoxication aurait pu avoir une explication : j'aurais pris froid par exemple ou bien récolté quelques miasmes de "gastro-entériteux" si j'en avais rencontré mais rien de tout cela, tout le contraire dans les symptômes...

Alors ? Et bien, je me perds en conjectures !

Ceci dit, après trois jours de souffrances ininterrompues, de diète drastique, d'isolement complet (à la maison) puis de soins attentifs de ma sœur ayant fait 240 km en deux jours pour m'aider, je me rétablis, doucement bien entendu - une immense fatigue est là omniprésente, mais ça va passer - mais sûrement et je me remets au travail avec plein d'idées en plus !

Quoiqu'il en soit, cette expérience qui aurait pu mal se terminer m'a permis de tirer quelques conclusions. Tout ce que je vais vous confier maintenant je ne l'ai appris que plus tard car j'ai voulu savoir, c'était la moindre des choses !

Lorsque l'on vit SEUL ET/OU ISOLE dans une région qui est devenue malgré les apparences plus que trompeuses et les déclarations officielles ampoulées, un désert économique, un désert social, un désert médical mais également un désert d'humanité, il faut savoir intuiter quelques petites notions si on tombe malade, à savoir :

1 - dans la semaine appeler dans la journée son médecin de famille. S'il veut se déranger ça va, sinon appeler le 15. La nuit, appeler le 15 pour savoir qui est le médecin de garde qui se dérangera ou non, ce n'est pas son problème. Rappeler alors le 15 et accepter l'ambulance qui vous amènera aux urgences.

Dans la journée, elle vous emmènera, selon votre choix, soit aux urgences soit au cabinet de consultation de votre médecin.

2 - le samedi et le dimanche ainsi que les jours fériés, il faut attendre 9 heures pour appeler le 15 afin de savoir qui est de garde ! et bien entendu, ça recommence comme ci-dessus ! Mais le cabinet de consultation du médecin de garde se trouve, tenez-vous bien, à l’Hôpital de Saint-Gaudens !

Petite info : la Barousse qui fait partie du département des Hautes-Pyrénées, dépend du 31 donc du Comminges au niveau médical. Aussi quand vous composez le 15, vous tombez à Toulouse qui vous redirige sur Tarbes. Là, les salariés du Samu ne sont pas au courant des pratiques commingeoises mis en place par l'ARS au grand dam de certains médecins. On vous donne enfin le numéro de portable et le nom du médecin de garde. Ce n'est pas la peine de le composer, il est éteint ou bien vous tombez sur un message : appeler le 15 !

Si vous avez la chance inouïe d'avoir des voisins gentils ou bien des amis sûrs à proximité, appelez-les immédiatement pour vous emmener en consultation auprès de ce médecin de garde à l'Hôpital de Saint-Gaudens (ce peut être le vôtre en plus !) et préparez-vous - même si vous vous tordez de douleur (paraît-il) - à attendre pour passer car sur les deux jours, en "petite" moyenne, 30 à 40 personnes consultent : à 50 euros, c'est plus que rentable - ensuite, il faudra chercher la pharmacie de garde qui peut-être à l'opposé... et enfin, après un tel parcours du combattant, vous pourrez commencer à vous soigner ! Je ne sais pas si mon explication est claire aussi vais-je vous donner un exemple.

Vous habitez en Basse-Barousse, vous êtes donc obligé d'aller en consultation à Saint-Gaudens avec une ambulance qui vient du saint-gaudinois, mais la pharmacie de garde est à Luchon, vous avez passé la journée à attendre LES médicaments qui vont vous soulager !

Donc :

- Barousse - Saint-Gaudens : 25 kilomètres.

Le temps que l'ambulance arrive : 30 minutes en fonction de la circulation

Le trajet aller 20 à 30 minutes.

L'attente de 15 minutes à 1 heure, peut-être plus s'il y a des problèmes pour un ou plusieurs patients. Consultation express de 10 à 15 minutes : au tarif imposé de 50 euros soit 3.euro trente trois à la minute. Attendre plus, ferait tomber le tarif "minute" à moins et ce serait indécent, n'est-ce-pas ...

Saint-Gaudens- Luchon : de 40 à 50 minutes de trajet en fonction de la circulation.

- Barousse- Luchon : 25 km

Retour en Barousse : 20 à 30 minutes.

Mais cette Vallée se trouve au milieu du territoire !

Que penser alors du sort des Luchonnais et des Saint-Béatais ?

Dans ce cas de figure ! On peut voir le contraire...

3 - Si vous ne savez vers qui vous tourner car vous avez un doute sur l'empathie du monde qui vous entoure (et croyez-moi, là vous avez raison !) : "et si on m'envoie bouler vu que c'est le week-end, que l'on se repose, que l'on a de la famille ou bien des amis et que, bien entendu, on ne peut pas les laisser seuls"- c'est une excuse, la personne qui vous répond cela, se fout de vous bien évidemment car quand on a un brin de compassion pour son prochain, la famille ou les amis comprennent que leur hôte puisse s'absenter un moment - vous acceptez l'ambulance que vous propose le 15 ! Mais, mais, il vous faudra patienter encore car comme on ne sait jamais quelle société d'ambulance est de garde et comme il n'y en a qu'une seule sur un territoire qui va du Luchonnais au Saint-Gaudinois via Montréjeau et tout son ancien canton, vous pourrez partir 5 minutes après l'appel ou bien une demie-heure, cela dépend de la distance !

Ou bien vous faites comme moi, j'ai fait : appeler une personne même si elle habite loin, que vous savez bonne et serviable, compatissante car elle, elle se dérangera et ne trouvera pas d'excuses bidon. Et en plus elle vous soignera ! Quoiqu'il en soit, ne sachant rien de tout ce que je viens d'écrire, j'ai attendu le lundi après-midi que mon médecin puisse venir à la maison. Et bien entendu, ma pharmacie préférée était ouverte pour tenez-vous bien, un seul médicament qui devait améliorer mon état : des gélules pour le foie...!

Quelques jours auparavant mon intoxication, j'avais demandé à une personne de me faire quelques courses et on avait parlé du désert médical que devenait le Comminges et par là-même la Barousse. Son discours avait été quelque part incohérent. J'avais bien pensé (ironiquement) qu'elle devait avoir "fumé de la moquette" malgré son âge et j'ai été induite en erreur sur les pratiques médicales de la région.

Bien évidemment, dès que j'ai été mieux je me suis renseignée... car il faudra bien qu'un jour, je sache ce que j'ai eu si brusquement alors que je n'avais mal nulle part et que tout fonctionnait bien !

Que voulez-vous, la curiosité... Ma mère m'a toujours dit que la "curiosité était un vilain défaut" mais comme elle disait la même chose de la gourmandise, je faisais semblant de culpabiliser !

Depuis qu'un ancien curé-doyen de Saint-Bertrand de Comminges m'a appris que "le péché de gourmandise n'existait plus parce qu'il était remplacé par celui des excès de vitesse", je suis rassurée pour tous les autres : j'irai au Paradis, c'est sûr !

J'ai tiré de cette mésaventure, une conclusion ferme :

Il faut donc :

- demander de faire ses courses à des personnes normales pour n'avoir pas à écouter des blablatages incohérents qui induisent en erreur

- et surtout, surtout, se renseigner OU IL FAUT !

et pour finir se débrouiller pour avoir toujours - si on peut - "un soleil au milieu de la pluie" qui vous redonne espoir en la bonté de l'humanité !

J'espère ne pas vous avoir ennuyés avec mon bavardage mais si des personnes peuvent en avoir tiré profit, j'en serais ravie.

Je m'attelle à la tâche pour vous raconter encore, à ma façon, notre histoire et il y a de quoi écrire ! N'oubliez pas de me rejoindre...

A bientôt.

Jackie Mansas

le 05/03/2016

Commenter cet article

Jean-Luc Dousset 30/03/2016 21:04

Bon rétablissement!!!
Ferdinand le débile compte sur ta plume!!!
Il a besoin de pub le petit......
Bises

Jackie Mansas 31/03/2016 12:02

merci Jean-Luc, ça va mieux et pour ton livre, le temps que je puisse me le procurer et ensuite pas de problème, je le conseille autour de moi. Il me tarde de le lire car je suis passionnée par les êtres en marge qui dans leur grande majorité sont des génies et si j'ai bien compris Ferdinand qui ne payait pas de mine avait en lui l'âme d'un progressiste...
A bientôt... Bises aussi !

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