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Les caps bourrut des Pyrénées

Les caps bourrut des Pyrénées

Actualités d'hier et d'aujourd'hui sur les Pyrénées Centrales, au travers de l'histoire d'une famille, celle d'un "pays", celui des Pyrénées. Le passé est omniprésent avec celui d'un petit peuple : la Barousse...


Le Monsieur qui ne voulait pas remonter ses manches...

Publié par Jackie Mansas sur 11 Juillet 2016, 11:15am

Catégories : #Culture et société pyénéennes

EHPAD de Sainte-Marie actuel ; Maison de Repos Sainte-Marie ancienne ; photos (ma collection personnelle) de déportées prises à Saint-Lary en 1997 lors de la remise de la légion d'honneur à Mme Renée Sarlabout par Mr Masseret ministre des Anciens Combattants et lors d'un dîner le lendemain à Saint-Bertrand de Comminges : elles ont vécu l'horreur et pourtant, elles riaient, plaisantaient et ont fait tourner en bourrique la guide du patrimoine des Olivétains de Saint-Bertrand qui m'a dit en riant gentiment "qu'elles étaient pires que des gamines !" Elles n'avaient pas oublié et en témoignaient toujours mais elles étaient simplement des monuments d'humanité.
EHPAD de Sainte-Marie actuel ; Maison de Repos Sainte-Marie ancienne ; photos (ma collection personnelle) de déportées prises à Saint-Lary en 1997 lors de la remise de la légion d'honneur à Mme Renée Sarlabout par Mr Masseret ministre des Anciens Combattants et lors d'un dîner le lendemain à Saint-Bertrand de Comminges : elles ont vécu l'horreur et pourtant, elles riaient, plaisantaient et ont fait tourner en bourrique la guide du patrimoine des Olivétains de Saint-Bertrand qui m'a dit en riant gentiment "qu'elles étaient pires que des gamines !" Elles n'avaient pas oublié et en témoignaient toujours mais elles étaient simplement des monuments d'humanité.
EHPAD de Sainte-Marie actuel ; Maison de Repos Sainte-Marie ancienne ; photos (ma collection personnelle) de déportées prises à Saint-Lary en 1997 lors de la remise de la légion d'honneur à Mme Renée Sarlabout par Mr Masseret ministre des Anciens Combattants et lors d'un dîner le lendemain à Saint-Bertrand de Comminges : elles ont vécu l'horreur et pourtant, elles riaient, plaisantaient et ont fait tourner en bourrique la guide du patrimoine des Olivétains de Saint-Bertrand qui m'a dit en riant gentiment "qu'elles étaient pires que des gamines !" Elles n'avaient pas oublié et en témoignaient toujours mais elles étaient simplement des monuments d'humanité.
EHPAD de Sainte-Marie actuel ; Maison de Repos Sainte-Marie ancienne ; photos (ma collection personnelle) de déportées prises à Saint-Lary en 1997 lors de la remise de la légion d'honneur à Mme Renée Sarlabout par Mr Masseret ministre des Anciens Combattants et lors d'un dîner le lendemain à Saint-Bertrand de Comminges : elles ont vécu l'horreur et pourtant, elles riaient, plaisantaient et ont fait tourner en bourrique la guide du patrimoine des Olivétains de Saint-Bertrand qui m'a dit en riant gentiment "qu'elles étaient pires que des gamines !" Elles n'avaient pas oublié et en témoignaient toujours mais elles étaient simplement des monuments d'humanité.
EHPAD de Sainte-Marie actuel ; Maison de Repos Sainte-Marie ancienne ; photos (ma collection personnelle) de déportées prises à Saint-Lary en 1997 lors de la remise de la légion d'honneur à Mme Renée Sarlabout par Mr Masseret ministre des Anciens Combattants et lors d'un dîner le lendemain à Saint-Bertrand de Comminges : elles ont vécu l'horreur et pourtant, elles riaient, plaisantaient et ont fait tourner en bourrique la guide du patrimoine des Olivétains de Saint-Bertrand qui m'a dit en riant gentiment "qu'elles étaient pires que des gamines !" Elles n'avaient pas oublié et en témoignaient toujours mais elles étaient simplement des monuments d'humanité.
EHPAD de Sainte-Marie actuel ; Maison de Repos Sainte-Marie ancienne ; photos (ma collection personnelle) de déportées prises à Saint-Lary en 1997 lors de la remise de la légion d'honneur à Mme Renée Sarlabout par Mr Masseret ministre des Anciens Combattants et lors d'un dîner le lendemain à Saint-Bertrand de Comminges : elles ont vécu l'horreur et pourtant, elles riaient, plaisantaient et ont fait tourner en bourrique la guide du patrimoine des Olivétains de Saint-Bertrand qui m'a dit en riant gentiment "qu'elles étaient pires que des gamines !" Elles n'avaient pas oublié et en témoignaient toujours mais elles étaient simplement des monuments d'humanité.
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Un été chaud et ensoleillé quelque part au fond d'un vallon de la Barousse Garonnaise :

 

 

 

Nous sommes fin juin 1978 et il fait déjà très chaud. Une groupe de pensionnaires vient d'arriver dans la matinée par le train et Henri, le jardinier-chauffeur-homme à tout faire de la Maison de Repos Sainte-Marie de Siradan est allé les chercher à la gare de Saléchan.

Ils sont rentrés par le grand hall et ont été reçus par la secrétaire et l'infirmière ; ils ont été présentés à la directrice que l'on se doit d'appeler " Mademoiselle" mais depuis 1968, on s'adresse à elle comme à tout le monde. Jusque environ cette année-là, le personnel lui parlait à la troisième personne ! Je n'aurais pas à le faire et cela me va très bien.

Pourtant, bizarrement, cette femme très âgée et presque impotente qui vit comme si l'on était encore au 19ème siècle, ne me déplaît pas comme me déplaisent certains de ses congénères. Au contraire, je me suis surprise à l'apprécier et pourtant vu comme elle est rébarbative, ce n'aurait jamais dû être ! Mais même si elle montre un visage toujours de mauvaise humeur, ses yeux d'un bleu clair délavé par le temps démentent ce qu'elle veut nous faire croire qu'elle est !

Donc ce matin-là de juin 1978, il va être midi et j'ai reçu de la cuisine le plan de table avec les places des nouveaux arrivés et leurs régimes s'il y en a. J'ai mis les couverts, les salières et les poivrières, fermé les volets intérieurs des deux grandes fenêtres donnant sur le parc à cause de la chaleur mais en laissant un interstice afin que le jour puisse rentrer tout de même et bien sûr, j'ai allumé les lumières ! J'ai préparé les entrées comme tous les jours et rangé les desserts sur les plateaux en fonction justement des fameux régimes. Sur les tables, j'ai rempli les carafes d'eau et placé à côté les bouteilles de vin (3/4), posé les corbeilles à pain remplies d'épaisses tranches que j'avais consciencieusement coupées (au début, j'ai manqué y laisser les doigts avec !). L'infirmière a posé les médicaments devant chaque assiette puis elle est partie à la cuisine vérifier si tout allait bien avec les régimes mais cela n'est qu'une banale formalité parce que les cuisinières, Bernadette, Annie et Maria sont irréprochables.

Augustine qui travaille la journée uniquement de 9 heures à 17 heures, est encore dans les étages à finir d'installer les nouveaux et Suzanne, la lingère, responsable également du ménage des chambres de l'aile Est appelée l'Annexe ainsi que de la Galerie, est en congé, c'est son jour de repos. Mais une jeune femme qui aidera lorsque les employées pourvues d'enfants partiront en vacances annuelles, vient d'être embauchée pour l'été et la remplace .

Henri va s'installer à la table du personnel pour le repas de midi.

Tout va bien, tout ronronne, Mademoiselle a rejoint sa salle à manger personnelle de son pas cahotant car ses jambes courtes et gonflées ne supportent plus son surpoids.

C'est un jour comme les autres, pourtant il va changer ma vie...

Derrière le groupe des nouveaux, un grand monsieur moustachu...

Midi sonne à l'horloge de l'église de Siradan puis à celle de Sainte-Marie et je m'en vais tirer vigoureusement comme d'habitude - sinon vu la superficie de l'établissement s'étalant sur deux étages et deux corps de bâtiments, les pensionnaires n'entendent pas - la cloche posée au-dessus de l'entrée menant à la cuisine, aux deux salles à manger ainsi qu'aux étages.

Et tout le monde arrive. Au fur et à mesure que chacun passe, j'ai droit à un mot gentil comme d'habitude et je réponds joyeusement comme d'habitude. J'attends pour placer les nouveaux qui arrivent en dernier.

Derrière le groupe, mon regard est attiré par un couple de cinquantenaire atypique : le monsieur arborant une grosse moustache grise est de haute taille et très mince, vêtu d'un simple pantalon de toile et d'une chemise à petits carreaux et sa femme juste un peu plus petite que lui est forte, très forte, habillée d'une robe blanche unie très élégante et ses cheveux noirs de jais sont coiffés en coque et relevés en chignon. Son rouge à lèvres est vif. Elle porte un lourd collier doré, des bracelets et bagues en nombre, une montre sertie de pierres précieuses et des chaussures très chics. Je le remarque parce que ces bijoux ne sont pas clinquants et mettent en valeur avec goût sa peau hâlée.

Je sens immédiatement qu'ils sont différents des autres, qu'ils ont beaucoup d'argent mais ne s'en servent pas pour mépriser les autres et surtout qu'ils ont vécu une autre vie.

C'est une impression fugace, mais qui m'envahit toute entière.

Je les salue, ils me répondent très gentiment et je les installe puis je me poste devant le passe-plats, attendant que Bernadette et Annie envoient les entrées.

Je les vois arriver, c'est Annie qui porte les six premières en criant " la fenêtre". (1) Je tends les mains pour les saisir mais je ne vais pas jusqu'au bout de mon geste car je sens une présence derrière moi, je me retourne, la dame est là et me sourit. Je lui rends son sourire, un peu étonnée : que me veut-elle ? Annie pose le tout et s'en retourne chercher les autres plats qui vont s'accumuler dans l'ouverture.

- Je peux vous aider, madame ?

- Oui, je voudrais vous parler en particulier si cela est possible.

- Bien sûr, allez-y, je vous écoute.

Elle parle très bas et je suis obligée de tendre l'oreille mais comme elle est bien plus grande que moi - elle doit mesurer au mois un mètre soixante-dix huit à première vue - elle est obligée de se baisser :

- Serait-il possible que l'on puisse servir à mon mari du potage à midi et le soir mais il faudrait qu'il soit sans viande ? Et aussi, est-ce que la cuisine pourrait changer ses plats ? Il ne mange pas non plus de charcuterie.

- Le soir oui, il aura du potage. A midi, je ne sais pas mais je vais poser la question aux cuisinières. Il ne mange pas du tout de viande ? Puis-je savoir pourquoi parce que l'infirmière et ces dames vont me le demander ! C'est la première fois que nous avons un pensionnaire végétarien et il faut qu'il ait un menu équilibré !

Elle sourit, ne répond pas tout de suite et de la cuisine sort un ordre :

- Jackie, qu'est-ce que tu fais ? Tu attends le déluge pour servir ?

En plein été et avec ce soleil...

- Oui, oui, ça arrive, j'y vais ! Nous parlons après le repas Madame ?

Elle acquiesce et me sourit puis va s'asseoir à la table "fenêtre", juste à l'entrée de la salle. Et le repas se déroule sans incidents à part que comme des messieurs sont arrivés en nombre, les bouteilles 3/4 de vin sont vite vidées et ils en réclament d'autres. Ce n'est pas à moi de prendre la décision et c'est l'infirmière qui s'en charge ! Bon, moi, je céderais à la longue mais elle pas du tout, ils n'ont qu'à apprendre à gérer les verres, il y en a 6 dans chacune et ça suffit ! Elle a raison, sinon, cela deviendrait vite une cacophonie.

Je m'amuse beaucoup en regardant la mine déconfite de ces mâles assoiffés : l'eau est difficile à avaler et je me fais un plaisir à chaque fois qu'il y a un reproche sur "la petitesse" des bouteilles d'en remplir généreusement les carafes ! Ils ont reçu le règlement avec leur dossier d'inscription donc ils savaient à quoi s'en tenir et leurs rouspétances sont sans effet !

Il a fallu à nouveau réapprovisionner les corbeilles de pain et là, c'est Augustine descendue des étages pour déjeuner avant d'attaquer le rez-de-chaussée, préparer les goûters et nettoyer les salles à manger, qui va s'en charger. Elle aide pour le "coup de feu" puisque toutes les chambres sont occupées : nous avons 52 pensionnaires à soigner et à dorloter.

Aussi, je n'ai pas à aller actionner la guillotine à miches et flûtes toutes les dix minutes. Parce que l'air des Pyrénées, s'il fatigue les premiers jours, ouvre également les estomacs et il ne faut rien promettre aux affamés descendus en majorité de la capitale ! Pour tous les plats, entrée, viande et légumes, fromage et desserts, il n'y a aucun problème sur les rations, ces dames de la cuisine gaveraient un régiment entier si elles en avaient la possibilité...

Mais cela, c'est typiquement pyrénéen : le gavage...

J'ai l'habitude, depuis que je suis née, de voir s'étaler sur les tables des montagnes de nourriture qui font qu'après l'entrée, on n'a plus faim ! Et l'auteur de ces plats garnis à ras-bord - on se demande comment elles font toutes pour que rien ne déborde - de se vexer si on ne se ressert pas au moins deux fois.... J'adore manger, aucun problème, mais quand l'estomac n'en veut plus, il n'en veut plus ! Il faut se forcer sinon on entend des reproches à savoir que l'on va s'anémier, que si on n'a pas faim, on risque une leucémie et toutes autres sortes de maladies plus terribles les unes que les autres dont une qui ne peut se guérir : la perte des neurones qui empêche en premier lieu de bien travailler à l'école et plus tard dans son métier...

Vous voulez arriver à suivre un régime après ça, vous ?

Si vous en avez besoin, bien entendu...

Je peux vous assurer que quand certaines dames, qui à Paris dans leur vie de tous les jours, ne mangeaient pas pour garder une ligne qu'elles pensaient filiforme et se rendaient malades - ce qui nécessitait une cure de repos et de convalescence - repartaient, elles arboraient quelques rondeurs et un visage réjoui qui leur allait fort bien ! Elles étaient éclatantes et quand les maris venaient les chercher, ils le remarquaient, s'en réjouissaient au début ... et ensuite, se posaient des questions .... Vu qu'au café, au village, il y avait une cohorte d'hommes en mal d'adultères qui attendait de pied ferme et l’œil égrillard, les "lots" comme ils appelaient les pensionnaires féminines.

C'était d'un distingué...

A mon humble avis, ils n'ont jamais compris qu'une femme était un être humain digne de respect et de considération !

A la fin du repas, la dame me confie...

Voilà, le repas est fini, tout le monde est repu et rejoint les chambres pour la sieste. La dame attend que j'ai terminé de nettoyer les tables et de ranger l'office. Quand enfin, j'ai terminé, je me dirige vers elle et elle m'explique les raisons du "végétarisme" de son mari.

- Mon mari et moi sommes croyants dans notre religion et il respecte les principes à la lettre. Moi non parce que je n'ai pas l'intention de me priver et comme vous pouvez le constater, ça me profite !

Je ris et la rassure :

- Mais vous êtes très bien ! Belle comme tout !

Elle rit à son tour et reprend :

- Mais pour lui, il n'en est pas question. Lorsque nous sommes chez nous, il mange de la viande - toujours pas de charcuterie, mais moi oui, j'aime ça - d'animaux abattus selon le dogme et uniquement celle-là..

Je me demande de quelle religion elle parle. Jusqu'à présent nous n'avons pas eu de demandes particulières concernant les croyances, vu que nous n'avons reçu que des catholiques. Certains étaient pratiquants et allaient à la messe à l'église de Siradan mais aucun n'a demandé à faire le Carême ! Je ne sais pas pourquoi, j'hésite à poser la question.

Elle continue :

- Aussi vous comprendrez, qu'il lui faut un potage uniquement préparé avec des légumes et des rations de légumes en plus, d’œufs et de poisson à la place des plats de viandes.

Je ne réfléchis pas plus que cela, je sais bien que les cuisinières vont accepter mais l'infirmière va tiquer car on ne mange pas que des "plantes" si on veut se requinquer et j'accepte d'aller leur en parler. Prenant mon courage à deux mains car je sais bien que si elles n'ont pas une bonne raison pour accéder aux désirs de ce couple, elles vont refuser, je lui demande qu'elle est leur religion. Elle a un très beau sourire et en me tutoyant, me répond :

- Nous sommes Juifs et ordinairement, nous ne pouvons manger que casher. Crois-tu, ma petite, qu'il va y avoir un problème avec tes collègues ?

- Oh ! Mais non, pas du tout, elles ne sont pas comme cela, d'ailleurs elles sont très croyantes elles-mêmes et certaines vont à la messe quand elles peuvent ! Ne vous inquiétez pas, ça va aller !

Je me dirige vers la cuisine. Je fais part de la requête de la dame en n'omettant aucun détail et la réaction est celle que j'escomptais :

- Mais bien sûr ! On va lui faire son potage à part et on va demander à l'infirmière ce qu'il pourra manger à la place des viandes ! Sinon, il ne va pas se remettre, le pauvre, ce n'est pas le but du jeu.

Comme j'avais dit, aucun problème. Je m'apprête à partir - mon vélo m'attend sous le préau - quand la dame s'approche de la grande porte battante. Je lui dis que tout allait bien et toujours avec un immense sourire, elle remercie Bernadette et Annie qui s'approchent d'elle pour se renseigner sur les goûts de son mari. Et je m'en vais, les laissant papoter.

Je reviens à 18 heures pour recommencer le rituel des salles à manger, mais le soir, le couvert est déjà mis par Augustine qui est repartie à 17 heures. La dame me rejoint. Elle me remercie d'avoir fait la commission. Son souhait était normal, comme un autre, mais avant de rejoindre sa place, elle me demande qu'elle est la religion dominante dans la région. Je suis un peu surprise mais poliment, je lui réponds :

- Le catholicisme est majoritaire, cependant il y a un Temple de l'Eglise réformée à Luchon et un autre à Saint-Gaudens. Les protestants sont peu nombreux par rapport aux catholiques.

- Et le personnel ?

- Nous sommes toutes et le jardinier aussi, catholiques mais plus ou moins pratiquants.

- Et vous êtes tous Français ? Il y a beaucoup d'étrangers ici ?

- Oui, les immigrés sont arrivés en masse jusqu'aux années soixante : Italiens, Espagnols, Algériens, quelques Russes et des Polonais et enfin des Portugais depuis quelques années. Le personnel est international (Rires). Mademoiselle, les deux infirmières, Bernadette et Suzanne sont françaises à 100%, la secrétaire est Belge, Augustine est Italienne arrivée en France à l'âge de 20 ans et a obtenu la nationalité française, Annie est Française née en France de parents espagnols réfugiés de la guerre civile, Maria est Portugaise, Henri et moi sommes des "demis".

Elle éclate de rire et me demande dans quelle proportion nous sommes des demis.

- Le père d'Henri est d'origine espagnole par ses parents, je crois, et pour moi, c'est ma mère qui est d'origine italienne par les siens. Et en ce qui concerne l'autre côté, pour tous les deux, nous sommes français à 100% !

C'est bien la première fois qu'une pensionnaire s'intéresse à la population de la région !

L'été arrive et le soleil tape fort...

Et les jours passent semblables, tout le monde est en forme, le monsieur a pris un bedon et ses chemises commencent à rétrécir ! Ils vont bientôt repartir, le mois s'est presque écoulé, il ne reste plus qu'une semaine. Il fait très chaud, suffocant depuis quelques jours.

Et c'est à midi du vendredi de la troisième semaine que je fais LA gaffe de ma vie !

Il fait tellement chaud que l'orage va éclater dans la journée, j'ai été obligée de fermer les fenêtres de la grande salle et les finistrouns du couloir car les mouches sont arrivées en vagues et la "chasse" m'a pris un temps fou. Malgré toutes les précautions prises, l'air est étouffant à l'intérieur et il n'y a pas de ventilateurs ! A la cuisine, elles sont en nage, les tabliers ouverts et les chemisiers ont été légèrement déboutonnés pour évacuer la transpiration mais bon, elles ont passé la matinée à s'éponger et à se passer de l'eau sur le visage et les bras !

Dans les chambres, malgré les volets fermés, les pensionnaires sont en tenue légère et Suzanne ainsi que Augustine sont trempées, obligées de courir d'une chambre à l'autre. Enfin, bref, tout le monde ressemble à une éponge sauf moi qui ne transpire jamais et qui est comme un poisson dans l'eau vu que plus il fait chaud, plus je suis contente. Mais j'ai quand même pris mes précautions avec le déodorant car il n'y a rien de plus désagréable que d'avoir un incident quand on sert à table ! Mademoiselle, ayant toujours froid, est guillerette mais ses jambes sont énormes et bleues. Elle est fatiguée.

La cloche appelle et les pensionnaires arrivent les uns derrière les autres essoufflés, le visage moite et pour une fois silencieux. Le repas est morne, tout le monde s'aère le visage avec la serviette et râle gentiment parce que je travaille vite comme si la température était normale !

- Tu nous donnes encore plus chaud qu'il ne fait ! (2)

L'infirmière :

- Je m'en vais parce que je vais fondre à cause de vous !

La secrétaire, toujours très aimable, n'est-ce-pas, quand elle me parle :

- Vous êtes pénible ! Il fait une chaleur du Diable et vous bossez comme si de rien n'était ! Mais alors que vous êtes énervante ! Pour une fois, vous ne pouvez-pas faire comme tout le monde et transpirer ? Non, je vous le demande ?

A la cuisine :

- Jackie, arrête de courir, tu es exaspérante, on a encore plus chaud à cause de toi !

Et moi qui pensais remplacer le ventilateur en bougeant dans tous les sens ! Bref, le résultat est tout autre..

Je compatis bien sûr, les pauvres ! Elles souffrent devant les fourneaux allumés depuis 9 heures et je montre bien ma confusion de "maltraiter" ainsi tout le monde mais comment faire d'autre ?

C'est après avoir servi les entrées que je m'aperçois que le monsieur est au bord de l'évanouissement, la sueur coule sur son visage rouge comme une tomate. Il respire mal et je m'inquiète : va-t'il avoir un malaise ? Je me penche vers lui car je voulais voir ses yeux d'un bleu tellement clair qu'ils en sont impressionnants et il me regarde en soufflant. Je m'enquiers de son état et il me répond dans un murmure qu'il va bien. Je suis sûre que non et pour qu'il puisse respirer, je vais ouvrir la fenêtre de l'office, la chaleur va rentrer mais le courant d'air va lui faire du bien. Je reviens vite vers lui car j'ai réalisé qu'en fait s'il déboutonnait sa chemise et relevait ses manches, il serait mieux ! Les autres hommes montrent leurs poitrines sans complexe et portent tous une chemise à manches courtes. Pourquoi pas lui ?

Je lui fais la réflexion en parlant vite et un peu fort pour le faire réagir comme il faut faire mais il devient encore plus rouge et se met à trembler. Ma réaction est celle d'une personne qui travaille dans une maison médicale et j'insiste lourdement. Il refuse énergiquement. Sa femme se lève alors et me prend par le bras pour que nous sortions de la salle à manger. Elle se dirige vers le grand couloir. Bien sûr, je la suis. Elle me dit alors très gentiment, en me montrant son bras :

- Regarde pourquoi il ne veut pas relever ses manches !

J'aperçois une série de chiffres tatoués en noir sur son avant-bras ! Je la regarde ahurie car je ne sais pas ce que cela signifie. Elle sourit et me raconte leur histoire. Elle et sa famille ont été raflés à Paris par les SS au début de l'année 1945 tandis que lui et la sienne l'ont été vers la fin août 1944. Elle n'avait que 20 ans et a été déportée avec sa mère et sa sœur après dénonciation, bien évidemment, à Ravensbrück. Elles sont revenues toutes les trois malades et amaigries vu les conditions de vie ou plutôt de survie épouvantables. Mais elles ont survécu parce qu'elles n'y étaient restées que quatre mois. Le camp a été libéré fin avril 1945 par les Alliés. Elle se souvenait des amoncellements de cadavres, de l'odeur épouvantable des dortoirs, de la mort omniprésente et de l'indicible souffrance ! Elle avait porté l'étoile jaune...

Son mari, âgé de 22 ans avait été envoyé à Auschwitz et comme il était jeune et en bonne santé, il avait été affecté au "nettoyage" des chambres à gaz avec d'autres déportés Juifs. Ils devaient attendre que les longues files de déportés - dont des enfants que les mères serraient contre elles et tentaient de rassurer - entrent par groupes dans les salles où ces pauvres gens, uniquement "coupables" d'être Juifs, étaient gazés. Puis ils enlevaient les corps, les entassaient dans des wagonnets et les jetaient dans les fours afin de les brûler. Lorsque la crémation était terminée, une autre équipe ôtait les cendres et les fours étaient à nouveau remplis.

C'était l'horreur à l'état brut.

Il ne pouvait supporter de toucher les corps sans vie des enfants, surtout des bébés et un des hommes qui "travaillait" avec lui, plus âgé et interné depuis plus longtemps, avait pris sa place à ce poste-là.

Il y avait conduit les siens... Quand il avait fait basculer le corps de son père dans "l'antre du Diable", il avait hurlé à la mort et le SS qui les surveillait l'avait frappé avec la crosse de son arme jusqu'à ce que le sang gicle...

"La banalité du mal"...

Le camp d'extermination a été libéré par l'Armée Rouge le 27 janvier 1945 mais depuis, il s'était muré dans le silence sur cette période où sa jeunesse avait disparu à jamais. Il refusait de montrer son tatouage et les cicatrices qu'il avait sur le corps résultat de la torture...pour que personne ne lui parle de ce qu'il avait vécu.

Durant de longues années les cauchemars avaient hanté ses nuits.

J'ai baissé la tête et mes larmes ont coulé... Je ne savais pas que tout cela avait existé, on ne l'avait pas appris à l'école, au collège, au lycée et en fac. Des cours sur la Shoah n'existaient pas, j'étais ignorante et dans ma tête, à ce moment-là, je me suis sentie coupable. Mais coupable de quoi ? D'avoir voulu faire mon travail en sermonnant ce monsieur ? Mais c'était mon travail de veiller à la santé et au confort des pensionnaires ! Coupable de n'avoir rien appris ? Mais personne ne m'avait jamais rien raconté si ce n'était mon voisin, Charlou, qui ne pouvait oublier ses années "de prisonnier" dans une usine d'armement en Tchécoslovaquie ! On apprenait la Résistance, la Libération et le gouvernement provisoire du Général de Gaulle mais le sort des Juifs : jamais !

La dame a posé gentiment sa main sur mon épaule et m'a attirée vers elle. Doucement, avec cette profonde humanité qui caractérise toutes et tous les déportés que j'ai pu rencontrer après eux, elle m'a rassurée, enfin elle a tenté de me rassurer :

- Mais ne pleure pas voyons, tu n'as rien fait de mal, tu ne savais pas. Ce n'est pas de l'ignorance volontaire, c'est tout simplement parce qu'on ne vous apprend rien, à vous les jeunes. Mais tout changera. Tu n'as rien fait de mal, je te le répète.

Je me sentais nulle mais cela n'était pas difficile dans mon cas. Je lui ai répondu que j'allais m'excuser, elle m'a dit "non, non, il faut oublier" mais je ne l'ai pas écoutée, j'ai dit au monsieur que j'étais désolée, je ne savais pas et j'allais lui porter une serviette mouillée avec de l'eau froide pour qu'il puisse éponger son visage et son cou. Il a souri et n'a rien répondu, sa femme s'est assise à sa place en face de lui, j'ai trempé dans l'eau du robinet un torchon et je le lui ai apporté. Il s'est senti mieux et on ne s'est plus jamais parlé jusqu'au jour où il m'a dit qu'il ne voulait plus manger sa soupe car il sentait bien qu'elle était préparée avec de la viande. Ahurie et quelque part choquée, j'ai demandé aux cuisinières pourquoi ce monsieur n'avait plus droit à son bouillon de légumes. Elles m'ont répondu que c'était du travail en plus et qu'elles n'avaient pas de temps à perdre. J'ai insisté en mentionnant à nouveau le fait qu'il fallait respecter toutes les croyances et ...je me suis fait remettre à ma place assez méchamment. L'infirmière ainsi que la secrétaire en ont remis une couche.

Mais pourquoi un tel revirement ?

En revenant à la maison, j'en ai parlé à ma mère qui, après un temps de réflexion, m'a demandé :

- La famille de la directrice est arrivée pour les vacances, non ?

- Oui depuis deux ou trois jours.

- Ne cherche pas, l'explication est toute simple, elles sont obligées d'obéir si elles ne veulent pas déplaire. Ne sois pas triste, tu ne savais pas et tu as fait ton travail. Après ce que les Juifs ont vécu durant la guerre et à quelques jours de leur départ, le monsieur ne va pas en mourir ! Quand on a subi de si terribles épreuves, se priver de potage n'est qu'une parenthèse...

Elle avait sans doute raison car l'année suivante, Mademoiselle passait la main à sa famille...

A partir de ce jour-là, j'ai entassé les livres et documents sur cette terrible période pour savoir, pour tenter de comprendre - mais cela est impossible - et sans doute, dans la mesure de mes petits moyens, pour transmettre la Mémoire...

Jackie Mansas

30/06/2016

1- il y avait six tables de 6 places dans la grande salle à manger, à savoir, la fenêtre, le hall, la cheminée, le fond, le couloir et l'armoire et quatre de quatre places dans l'autre longeant le mur de la rue, appelée "couloir" : la une, la deux, la trois et la quatre.

2 - En général, la plupart des pensionnaires m'ont toujours tutoyée au grand dam de la secrétaire qui trouvait cela "vulgaire" et indécent ! Mais bon, pour elle, je l'étais et en plus comme j'étais bête, selon elle "à manger du foin" (merci Madame j'adore les animaux) rien de ce que je pouvais faire ne trouvait grâce à ses yeux ! Son avis sur moi m'important peu, je n'allais tout de même pas dire aux personnes "mais vouvoyez-moi bon sang !". C'aurait été franchement ridicule ! Et en plus comme je savais que ça l'énervait...

On peut lire aussi sur internet :

http://www.jewishgen.org/ForgottenCamps/Camps/BuchenwaldFr.html

http://enenvor.fr/eeo_edu/resister_dans_les_camps_nazis/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ravensbr%C3%BCck

http://shoah-solutionfinale.fr/libcamps.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auschwitz

http://www.ladepeche.fr/article/2005/01/27/341998-une-deportee-temoigne.html

http://www.ladepeche.fr/article/2005/01/28/152898-ravensbrueck-l-horreur.html

http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/09/1030460-tarbes-nous-les-femmes-on-doit-resister.html

http://www.ladepeche.fr/article/2010/10/15/927525-tarbes-20e-saison-pour-le-jeune-theatre.html

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Victoria Podemos 03/07/2016 16:12

Et dire qu'il existe des "enfoirés" pour dire que rien n'a existé ! Sont-ils simplement ignorants ou leur a-t-on bourré le crâne avec de fausses idées ? Ceux qui nient l'existence de toutes ces horreurs n'ont sans doute jamais rencontré ne serait-ce qu'un survivant et parlé avec lui de ce qu'il avait subi. Les témoignages sont pourtant assez nombreux. Faut lire et savoir comprendre........

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