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Les caps bourrut des Pyrénées

Les caps bourrut des Pyrénées

Actualités d'hier et d'aujourd'hui sur les Pyrénées Centrales, au travers de l'histoire d'une famille, celle d'un "pays", celui des Pyrénées. Le passé est omniprésent avec celui d'un petit peuple : la Barousse...


L'été 68 ... 3

Publié par Jackie Mansas sur 14 Septembre 2016, 07:30am

Catégories : #Culture et société pyénéennes

 Toutes les cartes des Thermes ont été copiées sur le site http://www.cparama.com/forum/bagneresde-luchon-thermes. Hôpital Thermal au début du 20ème siècle.
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Certaines absences peuvent entraîner l'inconséquence...

 

Mes collègues partent en laissant les portes ouvertes ce qui fait que je surveille jusqu’à ce qu’elles reviennent, les quatre dortoirs. Au début, elles rentraient avant minuit toutes les trois puis il n’y en eut plus que deux qui respectaient les horaires car Blonde, oubliant ses petits garçons, passait la nuit dehors ne rentrant qu’au petit matin lorsque les religieuses avaient ouvert les portes. Elle savait que nous étions là pour la couvrir bien évidemment si elle était repérée. Mais bon, en fait, elle ne risquait rien.

Elle filait droit vers la salle de toilette et n’en ressortait que lorsqu’elle se jugeait parfaite.

Donc, que faisaient ces satanés petits garçons ? Je vous laisse le deviner. Elle n’a jamais vérifié s’ils se lavaient, s’ils se changeaient, etc, et eux ils étaient heureux, ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient ! Une mono aussi cool, ce n'est pas courant et quand on tombe dessus, il faut en profiter pour faire le plus de bêtises possibles puisque l'on ne sera pas puni !

Personne n'osa plus jamais lui faire une quelconque remarque après que Brune lui eut asséné un péremptoire " Tu dois faire ton boulot, tu as le même salaire que nous !". Oui, oui...

Parce qu'elle l'a payé : ses grands garçons se sont retournés contre elle jusqu'à la faire pleurer ! Il fallut l'intervention de la supérieure pour que tout redevienne normal et Blonde ne reçut aucun reproche... Normal.

Elles s'ignorèrent superbement jusqu'à la fin de l'été... Il me semble me rappeler d'une dispute entre elles où les reproches volèrent bas ! Blonde avait tenté de chiper le fiancé de Brune pour se venger de la réflexion sur son manque d'assiduité au travail et de l'intervention "énergique" de la supérieure qui l'avait privée de sa revanche. Le jeune homme l'avait envoyée promener sans trop de ménagement. Vexée, elle s'en était pris à sa rivale mais Brune ne se laissa pas faire et finit par la traiter de p... ! Et oui...

Comme ce genre de disputes stupides ne m'intéressaient pas, je restais indifférente à toutes les fâcheries provoquées par Blonde et ses copines. Tout à fait en dehors, ah oui alors !

Parce que lorsqu'elles éclatent, c'est drôle mais malgré tout le dédain que les belligérants ont pour vous, vous devenez soudain très important(e)... pour les deux camps !

Que faire pour se sortir d'un tel guêpier ? Fuir en courant le plus loin possible ! Et ne revenir que lorsque la paix est signée sans demander d'explication... comme si rien ne s'était passé.

Il valait mieux se tenir éloigné d'elles car lorsqu'elles avaient décidé de martyriser quelqu'un ou plutôt quelqu'une, elles n'avaient aucune limite entraînant toute la bande dans un délire obsessionnel. A chaque jour, une nouvelle peine, une nouvelle humiliation. Je me suis toujours demandé quel intérêt ils trouvaient tous à rendre malheureuse, profondément malheureuse la proie choisie.

C'était vraiment pénible à supporter. Voire carrément insupportable ! (1)

 

Revenons à ces charmantes têtes en l'air qu'étaient les petits garçons.

 

Châtain et moi nous occupions d'eux car il fallait bien, lorsque l'on sentait (dans tous les sens du mot !) que tout de même, ils devaient se laver, sans rien dire, en douce, on les poussait vers les lavabos. Ils riaient car on chuchotait pour ne pas déclencher un drame vu que Blonde n'aimait pas du tout mais alors pas du tout, qu'on ose "lui donner une leçon !". Adonc, quand elle finissait par sortir du cabinet de toilette, habillée, maquillée, coiffée, parfaitement impeccable et rayonnante, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Et on avait intérêt à lui dire au moins une fois dans la journée qu'elle était belle, sinon elle déprimait méchamment. Les grands garçons s'empressaient de la flatter car si ça pouvait déboucher sur... il ne fallait surtout pas rater l'occasion ! C'était amusant de les voir faire : j'ai vraiment ri en les observant tenter leur chance tous les jours ! Mais cette admiration sans bornes ne suffisait pas pour que la journée se passe bien. Alors, comme j'ai horreur de voir les gens bouder, je m'empressais de la complimenter dès que l'on se retrouvait dans la salle à manger pour le petit-déjeuner ! Il suffit d'un rien pour régler les problèmes d’ego d'autrui...

C'est comme ça la vie !

Un matin de la troisième semaine, je venais de la voir rentrer en se faufilant, un tantinet vaseuse et encore un peu titubante, pour que les sœurs ne la voient pas, elle se savait protégée mais quand même… et se réfugier dans sa résidence secondaire lorsqu’un bruit d’enfer se fit entendre dans son dortoir puis un hurlement couvrit le brouhaha ! Deux garçons étaient montés sur l’armoire en fer entre leurs lits et les autres avaient essayé de les déloger. Bien sûr, quelqu’un a eu l’idée saugrenue de la faire tomber et le drame est arrivé.

L’un des deux a suivi l’armoire et s’est retrouvé assis sur le sol mais l’autre a été projeté en l’air. Il a heurté le montant du lit en fer au niveau de la bouche, a récolté un œil au beurre noir et une belle bosse mais en se rejetant en arrière sous l’effet de la douleur, il a cogné l’arête de l’armoire avec force ce qui lui a ouvert le dessous du genou à la jointure avec la jambe !

 

Et c’est à ce moment-là de mon récit que le drame se profile….

 

Il crie et pleure en appelant sa mère. Je coiffe une petite fille, il me semble que c’était la sœur de mon petit bonhomme – mais je ne suis pas sûre à ce jour qu’elle l’était, plutôt sa cousine ou bien sa voisine, je ne me souviens pas exactement de ce quelle m'avait dit - et sur le moment je n’y ai pas fait attention puisque Blonde était rentrée et logiquement, elle devait s’en occuper. Mais un petit garçon est arrivé vers moi en criant « Jackie, Jackie, viens vite, viens vite ! Il va mourir ! ». Qui va mourir ? Je lâche le peigne et je cours vers le dortoir et là, quel spectacle ! Mon petit bonhomme est sur le lit, la jambe et le visage en sang, il hurle en pleurant et en lançant ses poings et ses pieds dès que quelqu’un veut s’approcher. Il s'agrippe à la fenêtre ouverte. Châtain essaie de le calmer mais il ne veut pas qu’elle le touche. Je me dirige vers lui, il ne me reconnaît pas, prend peur et s'apprête à enjamber la fenêtre ! Les enfants hurlent et je sens que mes jambes vont se transformer en coton ! Je l'appelle alors doucement par son prénom, il me reconnaît et me tend les bras ! Je le saisis immédiatement afin qu'il ne change pas d'avis, on ne sait jamais. Je le serre très fort, il n’y a que ça pour le calmer, il s’accroche à moi à m’en faire mal et continue de crier « maman, maman ». Il a 8 ans et il a mal, il a peur, sa maman est trop loin et il a besoin d’elle.

Châtain, toute tremblante, blanche comme du lait, se ressaisit et en profite pour fermer la fenêtre. Puis elle regroupe les petits qui pleurent tellement ils sont choqués par la scène à laquelle ils viennent d'assister. Elle les prend dans ses bras et les embrasse à tour de rôle.

 

Quant à moi...

 

Je le serre contre moi, je l’embrasse fort dans les cheveux pour qu’il sente le baiser et que ça le rassure, mon corsage et ma jupe sont tâchés de sang. J’essaie d’arrêter celui qui coule de son genou avec ma jupe. Je le berce pour qu’il se calme définitivement et je lui répète sans m’arrêter que sa maman va sans doute l’appeler et qu’il va bientôt la voir. Pauvre petit bonhomme ! Il se calme doucement mais me tient tellement fort par le cou que je manque d’air. C’est alors que je sens comme un éclair dans le cœur, je me sens maman pour la première fois - et cela il le ressent sans doute car il s’apaise doucement. Je le vois lever la tête (mon Dieu ! la plaie à la bouche ! La lèvre supérieure est ouverte d’un bout à l’autre et les dents sont couvertes de sang) pour me regarder et ses yeux d’un bleu aussi clair que le ciel se voilent. Je prends peur qu’il ne s’évanouisse et même pire, qu'il meure entre mes bras et je lui parle plus doucement en déposant des baisers sur son front. Non, il ne perd pas connaissance totalement, il se repose c’est tout.

Il est bien, il n’est pas avec sa maman mais bon, il a une remplaçante à ce moment-là ! Mais en se renversant en arrière, il lâche mon cou de sa main gauche et sa main droite tombe sur ma poitrine, elle est arrêtée par le col du chemisier ouvert.

Bien sûr, sa petite main se trouve au niveau de mon sein gauche mais …

Je le berce, puis je le serre très fort en le remontant, la main rentre dans le chemisier mais je ne m'en rends pas compte tellement il m'inquiète avec son malaise ... . Il a fermé les yeux et s’apaise doucement. Je lui fais alors, pour l'empêcher de s'endormir, des petits bisous rapides sur la joue et dans l’oreille comme je faisais à mon frère – de 10 ans plus jeune que moi pour le consoler quand il était puni (quand notre mère avait tourné le dos bien sûr, elle était très sévère) ou qu’il s’était blessé et comme tout cela arrivait très souvent, n'est-ce-pas, vu la propension qu'ils avaient à Bertren, à accumuler les bêtises et en fin de compte, les fessées maternelles, j'avais l'habitude...(2). - et il sourit bien sûr, ça le chatouille....

Un sourire effrayant !

Pauvre petit bonhomme, j’en ai encore de la peine !

 

Mais ce geste d’infinie tendresse est vu par la supérieure, qui arrive en courant, un paquet de coton et des bandes dans une main et une énorme bouteille d’alcool à 90° dans l’autre ! Elle se met à hurler tout ce qu’elle sait que je dois le lâcher, qu’on ne console pas un garçon, qu’on ne l’embrasse pas, que ça allait l’empêcher de devenir un homme (à 8 ans ?) et que j’allais le pervertir ! Ce mot… quelle horreur !

Comme j’ai sursauté, je me suis redressée et le petit bonhomme réveillé en sursaut et effrayé par les cris, veut me retenir, sa main gauche serre mon cou à me faire mal et sa main droite descend dans le mouvement dans mon soutien-gorge. Il veut s’agripper pour que je ne le lâche pas, il attrape le bout du sein et il serre, il serre ! J’en ai le souffle coupé et j’en vois 36 chandelles !

Je ne souhaite ça à aucune femme ! Mon Dieu, que ça fait mal ! C'est fragile, ces choses-là et il vaut mieux éviter de les maltraiter...

C’est à ce moment-là qu’elle hurle « perverti ! » en retirant la main avec une violence inouïe et en renversant le gamin sur le lit ! Elle me fait lever en me flanquant un coup de pied dans le tibia. La douleur est telle que j’ouvre la bouche comme un poisson hors de l’eau ! Ah ! Qui ne sait pas ce que c’est de recevoir un coup de pied d’une religieuse vu les chaussures qu’elles portaient et qui valaient leur pesant d’or, ne sait rien sur la détermination des femmes à faire mal quand elles frappent !

Le petit bonhomme, quant à lui, complètement hébété n’a plus rien dit et s'est laissé faire… de peur !

Quelle méchante femme ! Je n’ai rien fait de mal tout de même ! Il fallait bien le calmer car vu ses plaies à la bouche et au genou, il a peut-être quelque chose de cassé ! Et puis les autres enfants sont terrorisés par tout ce sang sur le lit, par terre, sur l’armoire en fer et par le tumulte ! Je m’enquiers de l’autre garçon qui n’a rien mais qui est allé se cacher … Mais bon, là, je ne comprends pas et je m’en retourne dans mon dortoir où attendent les filles ! Je passe en boitant devant mes collègues. Châtain, gentiment, me caresse la main mais Brune me donne le coup de grâce avec un sourire carnassier : « C’est bien fait pour toi, tu n’as qu’à te mêler de tes affaires, on ne console pas et on n’embrasse pas un garçon ! ». Débile. Je me promets alors que la prochaine fois que je rencontrerai quelqu'un comme elle, je me dispenserai de faire de l'auto-dérision....

Blonde n'est pas encore sortie de sa résidence secondaire, c'est dire si elle se sent concernée...

Je me sens coupable de quelque chose d’indéfinissable mais en même temps très inquiète car il ne faudrait pas que le gamin se soit cassé quelque chose !

 

Finalement, on descend petit déjeuner et on part à la cure. Je pensais qu’elles allaient le laisser à l’infirmerie, non, le pauvre a été obligé de marcher jusqu’aux thermes ! Je le regarde de loin et à un moment donné, il a comme un malaise, il veut venir vers moi poussé par de grands garçons compatissants. Je m’avance vers lui car j’ai bien vu qu’il était mal mais la blonde appelée à la rescousse par une grande fille (sic) me bouscule d’un « ne le touche pas ! » et elle le pousse en avant d’un coup de genou dans la jambe ! Il pleure et me regarde désespéré mais j’ai mes petites filles à surveiller. Je vois qu’elle lui prend la main et qu’elle reste près de lui. Ça va. Elle pousse tout le groupe pour l’éloigner rapidement de moi et il est obligé de marcher vite alors que sa plaie saigne encore ! Franchement…

Les employées des Thermes sont intervenues fort mécontentes, pour l'empêcher de le maltraiter au moment de faire les soins alors qu'il avait des difficultés à marcher ! Il était épuisé, il me cherchait du regard mais je ne pouvais pas aller le rassurer vu qu'elle surveillait et que les grandes filles l'aidaient à me tenir éloignée….

Au retour, la sœur est venue la rejoindre – tout sourire - et elles ont tenu un conciliabule mais je ne sais pas ce qu’elles se sont dit.

Il n’est quand même pas venu en promenade l’après-midi. Néanmoins, à la nuit venue, une fois que tout le monde a été couché, je l’ai entendu sangloter dans son lit et à un moment donné, il m’a appelée, appelée ! Je n'ai pas répondu car je ne voulais pas, pour rien au monde, que la scène du matin se renouvelle. Mais son meilleur copain est venu me chercher. Je me suis avancée vers la porte et une crainte, presque de la peur... étrange... m'a bloquée. Châtain, comprenant mon désarroi, s'est approchée de moi et gentiment, m'a dit comme dans un murmure :

- Vas-y Jackie, n'aies pas peur, elles ne vont rien lui faire à lui ni rien te faire à toi. Il a besoin de toi. Il n'est pas bien et elles ont tout intérêt à ce qu'il dorme parce que sinon, vu ce qu'il pleure et crie, ce seront tous les enfants qui ne dormiront pas et nous non plus !

J'ai encore hésité et elle m'a légèrement poussée en avant.

J'étais prête à passer toute la nuit à côté de lui pour qu’il n’ait pas peur et qu’il puisse dormir mais...

 

Alors, n'y tenant plus, j’ai ouvert la porte et je l’ai pris dans mes bras, il s’est calmé presque aussitôt. Il n’arrivait pas à reprendre sa respiration après avoir encore tant pleuré et appelé sa maman ! Il s’abandonnait, le pauvre petit bonhomme, totalement en confiance et commençait à s'endormir. Et de ce fait, les autres étaient calmes. En entendant les appels, la religieuse est arrivée suivie de Blonde, s’est approchée du gamin, n’a rien dit, a vérifié s’il avait de la fièvre, puis elle s’est retournée vers sa protégée en lui disant gentiment qu’elle allait chercher quelque chose pour qu’il puisse dormir profondément sans douleur.

Elle ne m’a pas dit de le lâcher alors que j’étais assise sur le lit et que je le serrais contre moi. A ce moment-là elle avait compris sans doute que je le rassurais. Elle ne pensait pas du tout à expliquer ce geste de compassion par une connotation sexuelle. Pour une fois ...

Mais c’est quand elle est revenue avec le médicament qu’elle m’a repoussée violemment quand Blonde très excitée - elle n'avait rien dit jusque là mais les grandes filles n'étaient pas dans un aussi bon état d'esprit ! Et après quelques minutes de causerie chuchotante entre elles - m’a montrée du doigt. J’en suis encore abasourdie ! La sœur m’a commandé autoritairement de rentrer dans mon dortoir et de fermer la porte. Bien sûr, je l’avais laissée ouverte pour surveiller les petites filles tandis que je restais avec lui. Je suis donc partie peinée et pas contente du tout mais je n’ai pas osé me révolter ce qui aurait envenimé les choses parce qu’avec les religieuses on ne savait jamais ce qui pouvait nous tomber dessus. L'habitude. J'ai un peu renâclé devant la porte, la colère a déformé le joli visage de la nonne sous son voile et j’ai reçu le battant sur la figure ! Folle furieuse, elle m’a dit de retourner dans mon lit !

 

Je n’étais évidemment pas en odeur de sainteté !

 

Lorsque j’ai vu les lumières s’éteindre et entendu les pas s’éloigner, les gémissements ont recommencé, il m’appelait « Jackie, viens avec moi, viens me voir s’il te plaît », je n’ai pas pu tenir plus longtemps et j’ai voulu ouvrir la porte… en vain ! Elles l’avaient fermée à clé ! J’ai regardé par le trou de la serrure et je l’ai vu qui m’écoutait effrayé et quand il a compris, il s’est retourné pour pleurer dans son oreiller ! Je lui ai demandé pardon de ne pouvoir aller vers lui, je lui ai dit de s’endormir, que j’étais là à côté de lui et que j'allais le surveiller quand même ! Il y a eu un étrange silence…Une petite fille m’a dit alors, « elle a fermé la porte après que tu sois sortie, elle est méchante... », les autres ont surenchéri...

Mais qu’est-ce que ça pouvait leur faire à ces satanées bonnes femmes ?

Le gamin a passé une nuit à peu près bonne car le somnifère a été efficace. Lorsqu’il n’a plus gémi, je me suis endormie ! Le lendemain, lui et sa cousine ne sont pas allés à la cure car les parents arrivaient dans la matinée pour les ramener chez eux !

C’était donc grave !

 

Un geste maternel, ça se paie cher !

 

Les religieuses avaient tout intérêt à ce que cet incident ne s’ébruite pas. Elles ne pouvaient pas « punir » la monitrice coupable de négligence car elles ne voulaient en aucun cas avoir des ennuis avec le père. Elles le connaissaient trop bien, il adorait sa fille, en était très fier et était à ses ordres, son aînée n'existait pas vraiment pour lui.

Si elle le lui demandait en cas qu'on révèle sa faute, il pourrait remettre un rapport et adieu les versements de la Sécurité Sociale ! A mon avis, elles se sont paniquées les unes les autres !

La punition devait retomber sur quelqu’un d’autre car Blonde ne voulait pas que ses parents apprennent où elle passait ses nuits et que cet incident compromette son avenir puisque elle envisageait de travailler dans le milieu de la petite enfance, aussi se sont-elles bien entendues pour faire endosser la responsabilité de cet accident à quelqu’un d’autre.

Pourtant, il aurait suffit que l'on dise aux parents qu'elle s'était absentée un instant à cause d'un autre problème et que les garçons en avaient profité. Comment aurait-on pu imaginer qu'ils allaient monter sur l’armoire et que les autres auraient l'idée saugrenue de la renverser pour les déloger ? Personne n'aurait su la vérité, on n'allait pas la dénoncer quand même ! Les parents auraient été indemnisés et puis voilà...

Mais non, sur les conseils idiots d'une bande née avec une cuillère en argent dans la bouche et plus habituée à siroter des cocktails (!!!) qu'à compatir aux malheurs des autres, elles ont eu la magnifique idée d'accuser d'incompétence quelqu'un qui n'y était pour rien ! C'était si amusant....

Ah oui, c'était très amusant.

 

Consoler un garçon de 8 ans : j’allais griller en enfer sûr et certain. Et l'enfer n'est pas pavé de bonnes intentions, sûr et certain.

 

J’étais en train de préparer la valise de la petite fille lorsque les parents sont arrivés. Ils se sont précipités sur leur fils et l’ont embrassé, rassuré, dorloté. Il s’est lové dans les bras de sa maman et a fermé les yeux de bonheur : enfin elle était là ! Les deux femmes parlaient avec eux à voix basse et il remercia et félicita Blonde de s’être si bien occupé de son fils. Je regardais la scène tout en m’avançant vers eux, la valise à la main et la petite à côté de moi. Le père s’est retourné sur un signe de la religieuse et a marché vers moi, le visage déformé par la colère et il a levé sa main pour me frapper ! Je me suis raidie de peur. J’avais donc fait quelque chose de si mal que cela… ?

Sa femme lui cria, quelque part un peu effrayée : "(son prénom), arrête, mais arrête !".

Le visage de la religieuse se crispa et elle interrompit le geste en parlant très fort. L’homme se retourna vers elle, elle lui fit un signe qu’il ne fallait pas, puis il m’a regardé d’un air mauvais, j’en ai profité pour poser la valise à terre et pour repartir à toute vitesse vers l’autre dortoir en espérant qu’il n’allait pas me suivre ! Puis le couple s’est éloigné avec la nonne et les deux enfants sont restés seuls. Ils me regardaient, j’ai fait de même et puis j’ai détourné la tête, peinée et décidée à oublier une scène pareille !

Je n’avais rien compris et comme d’habitude, j’ai culpabilisé et j’ai pensé que les parents étaient comme la religieuse et les monitrices (sauf Châtain adorable de gentillesse !) : qu’ils m’en voulaient d'avoir consolé leur fils !

Je suis persuadée que si elles ne l'avaient pas calmé, il m'aurait massacrée ! Bien évidemment, comme explication ensuite : je me serais battue moi-même....

 

Je me rappelle de lui alors que je suis incapable de mémoriser un visage, une silhouette, un nom, un prénom : sans doute parce qu'il ne devait être ni bon ni compatissant et que j'ai eu très peur.

Mais ces gens ont connu la vérité après l'accident. Vous croyez qu'ils auraient eu l'idée - alors qu'ils fréquentaient assidûment l'Eglise, mais bon, ce n'est pas forcément compatible avec bonté et respect des autres - de m'envoyer un petit mot d'excuses et de remerciements ? Bien sûr que non, je n'avais aucune importance.

Le gamin n'est revenu qu'en 1970 pour suivre la cure dans une autre colonie tenue également par des religieuses (!!!) d'une autre congrégation - (une employée était venue me chercher car le petit bonhomme me réclamait sans arrêt. J'ai refusé d'aller le voir, j'avais trop mal, oui vraiment trop mal) - bien entendu, les parents ont noué quelques relations. J'ai donc encore appris que après cette histoire, le père (simple salarié) avait créé son entreprise et ainsi la famille a pu vivre bourgeoisement. N'est-ce pas...

Ah oui alors : je n'avais aucune importance !

J'espère qu'ils ont eu une bonne vie...

 

Les mensonges peuvent détruire aussi bien que des balles...

 

Ce n’est que maintenant que j’ai compris - parce que je me suis rappelé - qu’elles avaient menti pour protéger Blonde en rejetant la faute sur moi en cas qu’ils portent plainte. Et vu le caractère de cet homme, il allait sûrement le faire dès qu'il connaîtrait la vérité. Elles ont anticipé le mouvement....

En allant chercher un plat à la cuisine quelques jours plus tard, la cuisinière m’a dit gentiment de ne pas faire attention à ce qu'il s’était passé, j’avais bien agi. Je n’avais rien fait de mal. Il me fallait effacer de ma mémoire le geste brutal du père de l'enfant, faire comme s'il n'avait pas existé car il était trop injuste.

Plus tard, je serai maman et c’était comme une répétition car les garçons sont par nature insupportables et se blessent souvent ! J’ai ri et j’ai été rassurée.

Il me semble avoir entendu également que les parents avaient été fort mécontents ensuite et plus du tout dans la même disposition à l'égard des religieuses car le gamin avait dû être hospitalisé et opéré de retour chez eux. Mais que si cet enfant de 8 ans était si insupportable c’était la faute de son père infidèle ... il fallait donc le dresser à coups de gifles sur la tête ! La cuisinière – sous le sceau du secret - m’avait raconté la raison du mal-être du petit bonhomme. Le père avait dû se confier à la nonne pour soulager sa conscience et bien entendu, elle avait dû critiquer dès qu'il eut le dos tourné… comme d'habitude… donc le gamin qui fourrageait dans le soutien-gorge d’une monitrice « consentante » (!) était comme son père : pervers ! (3)

Qu'il soit blessé peut-être gravement et qu'il soit traumatisé en plus par cette violence psychologique n'entrait pas en ligne de compte. On n'y pensait même pas. Et les autres enfants choqués ? Y ont-elles songé un seul instant ? Pas du tout.

Heureusement que le monde a changé parce que...

 

Il fallait suivre leur raisonnement malsain ! Pas facile...

 

Juger un enfant comme cela, qui était grièvement blessé en plus et qui réclamait sa mère… Il faut le faire ! Était-ce de la méchanceté pure ou bien une manifestation excessive des frustrations personnelles imposées par une société rétrograde ? Je ne saurai jamais.

Quelques temps plus tard, je ramenais des plats à la cuisine et la fameuse religieuse susdite racontait avec une langue acérée à une grande femme bijoutée d'or « l'affaire » et traitait le gamin de taré et de vicieux car l'hérédité était très évidente, il ne ferait rien de bien de sa vie, on le retrouverait sûrement en prison ou pire… clochard alcoolique et violeur ! Car déjà à huit ans, il promettait… J'étais derrière la porte, totalement effondrée et malheureuse. Comment pouvait-on juger aussi mal un enfant ? Peut-être parce qu'elle n'en avait pas et savait qu'elle n'en aurait jamais …. Sans doute, n'aurait-elle été maternelle qu'envers les siens si elle s'était mariée au lieu d'entrer en religion où elle n'avait pas sa place vu sa méchanceté naturelle !

C'est ce que je pense, elle a dû beaucoup souffrir de n'avoir pas pu mener une vie de femme normale et je ne crois pas que les litanies de prières qu'elles débitaient toutes à la pelle ont pu empêcher leurs frustrations sexuelles !

Car prononcer un truc pareil, "perverti" cela dépasse l'entendement….(4)

Mais c'était l'esprit général, malheureusement. J'espère de tout mon coeur que ces mentalités "sales" ont disparu !

Ce jour-là, la cuisinière et la serveuse, d'un certain âge, m'avaient vue derrière la porte écouter les pécores. La cuisinière m'a rassurée gentiment :

- Ce petit est sain, ne t’en fais pas, il est intelligent et gentil, tu n'as pas à avoir honte de l'avoir consolé, car tu l'as aimé et dis-toi que lui aussi t'a aimée puisqu'il t'a choisie. Ça, c'est le plus important ! Mais il est trop insupportable et il finira mal si ses parents ne le tiennent pas ! Toi, tu n'as rien fait, tu ne seras pas responsable si jamais plus tard, il tourne mal.

C’est à ce moment-là que Blonde est entrée pour redemander des parts du plat principal et les deux femmes lui ont répondu pas très aimablement. Elle a fait la moue et m'a jeté un coup d’œil en biais, je me suis sentie glacée, je n'en menais pas large.

Un mauvais pressentiment...

Lorsqu'elle fut partie, je me fis servir à mon tour et comme je refermais la porte, j'entendis la serveuse dire à sa collègue :

- A la voir, on comprend qu'avec les autres, elle n'avait aucune chance…

J'ai eu un grand froid dans le cœur.

Ce petit garçon est bien évidemment devenu un homme mais qui est-il et ou est-il ? Je ne me rappelle plus de son nom. Mais comme j'aimerais savoir ce qu'il est devenu, quel métier il exerce, comment sont son épouse, ses enfants et peut-être ses petits-enfants... Ce qu'ils font dans la vie et tout le toutim ! Je ne crois pas que je le retrouverai un jour et pourtant combien cela me ferait plaisir ! J'en ai même besoin même si je sais désormais que Blonde a été sermonnée (ce qui l'a vexée) malgré toutes les précautions prises par ses "amis" et par les religieuses pour la protéger :

- des personnes de Luchon ont répété à ses parents quelques jours après, vers la fin juillet, ce qu'elle faisait la nuit, que c'était elle qui était coupable de négligence, que j'avais été accusée à tort et qu'il fallait qu'elle prenne ses responsabilités. Ce n'était pas en rejetant ses fautes sur les autres qu'elle allait acquérir l'estime de tous.

- A mon avis, les filles et les garçons humiliés et moqués, se sont vengés en racontant l'affaire aux adultes (la vérité) qui l'ont répétée à l'envi.

- Je pense que c'est ma tante qui, dès qu'elle eut appris la magouille - tout se sait dans les villages et petites villes et la conduite de ces jeunes femmes faisait scandale - a réglé la question. C'est à la suite des reproches publics que Blonde reçut de sa mère dans la cour de l'Hôpital Thermal (elle avait en plus demandé aux petits garçons de son dortoir de dire la vérité sur la conduite de leur monitrice) mais uniquement de sa mère, son père, au début contre toute logique, la défendant et lui donnant raison (!), que les ennuis ont commencé pour moi.... les mêmes que pour Brune, mais dans mon cas, la supérieure n'est pas intervenue et bien entendu, j'ai été totalement incapable de me défendre ! Ils ont duré jusqu'à la fin de la saison : qu'est-ce que j'ai pris ! Je comprends les jeunes qui en arrivent à se suicider parce que leurs camarades les harcèlent. Tout comme les adultes dans les entreprises ou à cause de voisinage pervers ! C'est l'horreur...

- Il a fallu - paraît-il - que l'avocat choisi pour défendre l'institution et la monitrice incriminée, trouve une astuce (minable et même plus, disons pitoyable) pour que les parents du gamin retirent leur plainte et acceptent d'être bien, très bien même, indemnisés en dehors du Tribunal.

Blonde s'en est bien sortie parce que deux personnes dont la bonté et la bienveillance n'avaient d'égale que leur intelligence, ont accepté de comprendre qu'elle ne devait pas rater son avenir. Je ne pense pas qu'elle l'ait remarqué. Sa famille non plus.

Le temps a passé - 48 ans - et mon petit bonhomme m'a oubliée, c'est normal : je n'ai rien de remarquable pour que l'on se souvienne de moi et puis la vie est comme ça...elle passe vite, trop vite ! Tant pis.

Je suis persuadée qu'il est quelqu'un de bien. Quoique parfois je me pose des questions, car lorsque l'on vieillit, les souvenirs de l'enfance reviennent et donc...

Mais comme nous vivons dans la société voulue et imposée à tous les niveaux par la génération BBPL... (5), il faut se faire une raison !

Toutefois, ce garçon restera toujours dans mon coeur un "magnifique petit bonhomme". C'est pour cela que pour moi, maintenant, l'essentiel est qu'il soit heureux.

Jackie Mansas

14 septembre 2016

1 - les téléfilms américains qui passent sur TF 1 et les chaînes du groupe de la TNT sur les conflits entre jeunes filles dans les lycées et les facs sont en dessous de la vérité à mon avis ! Plus belle la vie est simplement "Angélique au pays des bisonours". A moins que le monde a changé et que je ne sois pas au courant....

Voir les quelques témoignages suivants en ce qui concerne le harcèlement scolaire :

http://rue89.nouvelobs.com/2012/12/26/harcelement-scolaire-ca-ma-detruit-petit-feu-238088

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1240202-battu-humilie-mon-fils-a-ete-harcele-a-l-ecole-la-reaction-de-son-prof-m-a-sciee.html

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/849608-violence-a-l-ecole-pour-moi-christophe-lemaitre-le-college-a-ete-un-calvaire.html

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1328251-harcelee-a-l-ecole-ma-fille-marion-a-mis-fin-a-sa-vie-nous-faisons-face-au-mur-du-deni.html

Pour ce dernier témoignage, une association a été crée par la mère et un téléfilm tourné qui passera sur France 3 le 27 septembre prochain.

Le harcèlement scolaire est bien entendu intolérable mais il en existe un autre tout aussi destructeur, pratiqué par les pervers narcissiques de tous poils qui réussissent, quant à eux, à faire agir dans leur sens tous les gens qui les approchent !

2 - j'étais passée championne du monde de bisous sur l'oreille consolateurs !

3 - Je n'ai rien contre les religions, je n'ai rien contre les religieux mais alors rien du tout. Je les respecte pour leur engagement mais je rends compte d'un état d'esprit dur et méchant qui les caractérisait en ce qui concernait "les bonnes mœurs". Rappelons-nous l'Irlande et l'Espagne et la souffrance engendrée au nom de Dieu : cruelle et inutile en plus !

On peut consulter sur le web :

http://www.matierevolution.org/spip.php?article4307

http://www.parismatch.com/Actu/International/Couvents-de-l-horreur-l-Irlande-devant-son-passe-162343

https://matricien.org/2014/05/02/irlande-catholique-couvents-penitentiaires-pour-pecheresses-et-esclavage-des-enfants-de-pauvres/

http://www.cahiers-pedagogiques.com/L-education-des-filles-et-des-garcons-en-Espagne

4 - Cela est impardonnable !!! JE ne pardonnerai jamais, on ne prononce pas des mots semblables, on n'insulte pas, on respecte la souffrance. Je ne sais pas ce que tous ces gens sont devenus mais j'aimerais bien les revoir un jour une seule fois pour leur demander simplement "Pourquoi ?". Pas sûr qu'ils sauraient seulement répondre.... Heureusement que le petit bonhomme n'était pas d'ici sinon elles auraient réussi à lui faire croire qu'il était coupable de tout alors qu'il n'a strictement rien fait ! Mon Dieu, quelle tristesse !

5 - BBPL : Baby-Boom Post-Libération

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Jackie Mansas 29/10/2016 18:39

Après la parution de cet article et en réponse à ce 3ème récit d'un événement décrivant la réalité sociale de l'époque, j'ai été gratifiée le 16 septembre d'un "Tu es de la merde et ce que tu écris est de la merde". Ben voyons...
Je n'ai évidemment pas répondu. Cela n'en vaut pas la peine. Mais j'en ai pris acte pour l'avenir pas dans le sens que ces gens-là voudraient bien entendu : je continue.

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