Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les caps bourrut des Pyrénées

Les caps bourrut des Pyrénées

Actualités d'hier et d'aujourd'hui sur les Pyrénées Centrales, au travers de l'histoire d'une famille, celle d'un "pays", celui des Pyrénées. Le passé est omniprésent avec celui d'un petit peuple : la Barousse...


Parce que Noël est pour bientôt....

Publié par Jackie Mansas sur 17 Décembre 2016, 15:12pm

Catégories : #Edito

Parce que Noël est pour bientôt....

Oui parce que Noël est pour bientôt, je voudrais dire toute la peine que j'éprouve envers ceux qui souffrent de part le monde. Ceux qui subissent des guerres épouvantables menées par des gens sans foi ni loi qui n'ont qu'un seul but : imposer la loi du Mal à toute l'humanité et ceux qui subissent sans pouvoir se révolter, l'horreur économique, l'horreur des dictatures.

Le Mal c'est la terreur, la torture, la faim imposée pour faire céder les peuples (Staline : 6 millions de morts, Mao : 30 millions). Hitler se servit également de ce moyen mais sous le 3ème Reich, l'accumulation des décès ne permet pas de bien estimer les chiffres par catégories. On sait seulement que les millions de morts dans les camps (outre les Juifs gazés et brûlés dès leur arrivée) l'ont été de tous les sévices : faim, froid, coups, travail forcé, maladies, et surtout, surtout par-dessus tout, d'être traité comme des sous-produits humains ! Ceux qui ont résisté à l'enfer sont des survivants de l'impossible...

Ils sont revenus pour en témoigner.

Le Mal c'est quelque chose d'insidieux, de terrifiant qui transforme les hommes en créatures ayant une apparence humaine mais cachant une âme de tueurs.

Outre tous ces enfants mourant de faim dans des camps de réfugiés en Afrique dans les bras de leurs mères aux yeux hagards de détresse, d'incompréhension - elles n'arrivent même plus à se révolter les pauvres - outre tous ceux qui dans Alep martyrisée meurent ou sont blessés sous les bombes, il y a aussi dans notre pays si riche des gens qui souffrent sans que personne ne se retourne sur eux. Au contraire, ils aident les bourreaux par leur silence complice, leur servilité et leur bassesse morale. Tout pourvu qu'ils aient la paix !  Ainsi les fous peuvent continuer à asseoir leur pouvoir et à satisfaire leur désir de faire souffrir, de torturer, de martyriser, de tuer. 

Ces gens ne veulent pas que les pauvres existent :

- il ne faut pas qu'ils se chauffent aussi pas d'aide sociale

- il ne faut pas qu'ils mangent  aussi pas de restos du coeur, de secours populaire, de banque alimentaire

- il ne faut pas qu'ils se soignent aussi pas d'aides pour consulter le médecin ou se faire soigner à  l'hôpital, pour avoir une mutuelle : tout cela est interdit !

- il ne faut pas qu'ils aient un toit aussi pas de logement social, pas d'aides au logement...

 Ni les handicapés, ni les malades :

-  ces gens-là ne veulent pas du Téléthon par exemple car la recherche ne doit servir qu'à une certaine classe sociale, le peuple n'y a pas droit...

- pas d'école gratuite pour tous, pas d'IVG, pas de mariage pour tous, pas..., pas.....

- j'oubliais : pas de cinéma, de théâtre, de concert, pas de livres autres que ceux choisis par les puissants, donc pas d'artistes libres, pas d'écrivains etc. etc.

Si j'énumérais ce qu'ils ne veulent pas demain on y serait encore !

Bientôt Noël et la plupart de ceux qui ont droit à des aides sociales pour passer l'hiver et qui en attendant qu'elles arrivent - vu qu'à chaque fois qu'il va y avoir des élections à portée nationale, on dirait que c'est fait exprès, mais les dossiers ont toujours un retard conséquent et bien entendu c'est toujours la faute du gouvernement en place, n'est-ce-pas - grelottent tout ce qu'ils savent. Heureusement qu''ils peuvent aller se réchauffer auprès des Restos de Coluche qui est à mon sens, vu la pléthore de candidats à la Présidentielle 2017 qui parleront tous pour ne rien dire, le seul candidat à une telle aventure qui a tenu sa promesse - il a donné à manger à ceux qui n'ont rien - en attendant !

Je regarde les images provenant d'Alep agonisant sous les bombes des fous en place et ce qui m'a saisie, c'est durant la trêve que les occidentaux ont obtenue, de voir ces maisons en flammes qui  s'écroulaient. On aurait pu croire que les bombes y étaient pour quelque chose et bien non, c'était un message de dignité humaine : les propriétaires ont incendié ce qui étaient leurs demeures, là où ils avaient construit leur vies, leurs familles pour que les soudards vainqueurs ne les occupent pas.

Quelle grandeur, quelle dignité, quel sens de l'honneur !

Ceci peut être analysé comme une allégorie.

Par exemple, un peuple persécuté plutôt que de se rendre, s'enfuit après avoir mis le feu aux villages et aux ressources : pratique de la terre brûlée. Le vainqueur ne peut plus profiter des biens ni de la vie des vaincus....

Ce fait de grandeur humaine traverse l'histoire et permet un jugement des bourreaux.

Mais on peut imaginer qu'au niveau individuel, par exemple, la grandeur d'une victime peut s'exprimer par une fin à laquelle on ne s'attendait pas.

J'avais trouvé un document de police datant de 1872 je crois, relatant le suicide d'un couple âgé persécuté par ses voisins qui convoitaient leur propriété (ce qui est commun, encore de nos jours). Au bout du rouleau, car les bourreaux n'y étaient pas allés de main morte vu qu'ils avaient réussi à constituer un réseau d'amis qui les renseignaient sur tous leurs faits et gestes, fatigués, sans ressources puisqu'on les avait dépouillés, ils ont vidé leur maison de tout ce qui pouvait avoir une valeur monétaire ou sentimentale, comme s'ils s'en allaient, puis ont tout fermé, ont préparé l'embrasement de la bâtisse, ont avalé la tisane contenant la potion qui les endormirait profondément, en ont mis dans le repas de leur chien aussi âgé qu'eux et  puis ils se sont couchés tous les trois dans le grand lit, se sont serrés sous l'édredon moelleux pour partir ensemble. Vers minuit, les flammes paraissaient lécher le ciel.

La forêt toute proche s'embrasa, les granges et vieilles ruines également puis le quartier ! Les charpentes étant en contact les unes avec les autres laissaient se propager le feu. Ce fut la catastrophe car outre le couple, il y eut d'autres victimes, dont les bourreaux surpris dans leur sommeil.

Personne ne profita des biens. Les ruines du quartier fumèrent longtemps après que l'on eut réussi à sortir les cadavres calcinés. Longtemps, toute végétation refusa d'y pousser, longtemps personne ne s'en approcha car le scandale fut tel que tous les survivants, montrés du doigt par les familles et les habitants de la contrée en colère, se cachèrent honteusement, buvant jusqu'à la lie leur infamie.

Je ne sais pas pourquoi je me suis souvenue de cette affaire si lointaine mais peut-être également contemporaine car il est facile de nos jours d'affamer les proies choisies pour les voler et tout le reste.... Il suffit d'avoir des amis dans tous les services sociaux, les impôts, l'EDF par exemple ! 

Comment aurait agi ce couple âgé et malheureux de nos jours ? Avant de passer à l'acte, je crois bien qu'il se serait servi des réseaux sociaux ! Comme quoi....

J'y ai pensé en regardant ces images terribles venues de Syrie, où les enfants en état de sidération cherchent leurs mères au milieu des décombres... Et en réalisant à quel point les peuples sont inhumains. 

Partout. La joie de Noël n'est pas seulement une fête chrétienne, elle est aussi le symbole de la vie. Lundi dernier, je suis allée me promener au bord de la Garonne pour voir si les canards sauvages étaient toujours là et non dans les congélateurs. Je n'en ai pas vu mais j'ai pu admirer les petits merles d'eau (cingles plongeurs). Une merveille de la nature.

Et puis en revenant, j'aperçus dans un pré, des vaches qui paissaient tranquillement sauf une qui était couchée près de la route. Elle ruminait et me regardait avec gentillesse. Je lui parlais doucement. Elle commençait à vêler : sa vulve rouge s'ouvrait et on pouvait voir l''intérieur. Je me penchais pour tenter d'apercevoir une petite tête mais ce n'était pas encore le moment.

C'est un instant magique, une naissance ! Un petit être tout neuf arrive dans le monde sans rien savoir de ce qui l'attend. 

Je rentrais vite pour téléphoner à l'éleveur en cas qu'il arrive quelque chose mais à priori il n'y avait aucun danger pour la vache, le travail se déroulait dans les règles. Personne ne décrocha : il devait être déjà sur place. Les agriculteurs connaissent la vie sur le bout des doigts !

Voilà, c'est cela le miracle de Noël : la vie ! Ce n'est pas la peine de faire autant de tintouin autour de sa symbolique ! C'est une belle histoire universelle celle de la vie qui revient après les jours sombres de l'hiver...

Je voudrais vous souhaiter à tous un Joyeux Noël avec beaucoup de bonheur et de joie. 

Alors JOYEUX NOEL !

Jackie Mansas

17 décembre 2016

 

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents