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Les caps bourrut des Pyrénées

Les caps bourrut des Pyrénées

Actualités d'hier et d'aujourd'hui sur les Pyrénées Centrales, au travers de l'histoire d'une famille, celle d'un "pays", celui des Pyrénées. Le passé est omniprésent avec celui d'un petit peuple : la Barousse...


Coucou, me revoilà

Publié par Jackie Mansas sur 4 Avril 2017, 13:38pm

Catégories : #Culture et société pyénéennes

Mara, Vénus et Athéna

De bas en haut dans le carton : Mara, la maman, et ses filles, au milieu Vénus et en haut Athéna

 

Après près de 3 semaines d'absence, me revoilà...

 

 

La dernière fois que j'ai ouvert l'ordinateur pour travailler sur le montage d'une vidéo que je voudrais vous faire découvrir un jour prochain, c'était le mercredi 15 mars....2017, 18 heures.

 

 

Mais il s'est passé plusieurs événements qui font que je n'ai pas pu communiquer par le blog. Je ne peux toujours pas mais d'autres personnes, ailleurs, ont pris le relais en attendant que la situation redevienne normale !

 

 

Ce soir-là, je discutais au téléphone avec un monsieur très charmant de choses super intéressantes, à savoir, châteaux, culs de bas de fosse, oubliettes, caves voûtées, porches monumentaux, toits en ardoises, ruines romaines...

 

 

En fait, je cherchais des conseils car il faudrait qu'avant qu'un drame ne se profile, faire restaurer en urgence le castet. L'ancienne tour est dans un état pitoyable, le mur de la rue se bombe de plus en plus, j'ai l'impression que c'est le toit - en mauvais état – qui l'empêche de tomber !

 

 

Une partie de la maison habitée, en deux endroits, a son toit en train de se fissurer dangereusement même si et c'est paradoxal, que malgré les bourrasques, il n'y a pas une seule gouttière ! Comme si quelqu'un viendrait remettre les tuiles à leurs places sans que je le sache...

 

 

Gentil ou opportuniste ? J'ai appris que certaines personnes ne veulent pas de travaux de restauration de bâtisses anciennes, nulle part dans notre région : pour des Anglais d'accord mais pas pour des gens du pays sauf s'il s'agit d'artisans ou de commerçants ou de notables ....

 

 

La restauration de bâtiments historiques changerait trop le cours des choses, le classement social, c'est comme ça, ça doit rester comme ça ! Il faut que rien ne bouge quitte à aligner les ruines dans tous les antiques quartiers.

 

 

Mais bon, sur ce site-là, si le mur intérieur de soutènement qui sépare l'ancienne partie fortifiée de la partie dit « logis seigneurial » par deux caves - enterrées par rapport aux parcelles de terre voisines mais situées au-dessus de vestiges datant de l'époque romaine et inondées lors des gros orages - s'écroule car miné par l'eau et l'humidité, il entraînera des millions de m³ de pierres, de terre, de bois....

 

 

Le castet étant bâti sur du remblai, il s'écroulera vers la route car aucun mur sur son chemin ne résistera à la pression de l'avalanche. Imaginez les dégâts...

 

 

Il est donc urgent de trouver une solution !

 

 

Ce soir-là, ce monsieur qui a restauré le même genre de bâtisse lui appartenant, me donnait des tuyaux et me racontait sa passion « bâtisseuse » ! J'étais ravie, aux anges.

 

 

Non, non, pas de fausses idées, il est jeune, 52 ans.... Donc...

 

 

Je rigole bien sûr, que voulez-vous, je suis comme cela, il peut m'arriver des tuiles monumentales, je peux tomber malade, mais après un moment d'abattement, mon caractère heureux revient immédiatement. Je ne peux pas m'empêcher de plaisanter, de faire de l'humour parfois vache sur des situations particulières (et croyez-moi depuis février, il y a matière!) et de l'autodérision, ce qui m'amuse le plus !

 

 

Pratiquer cet « art » permet bien souvent de remettre les pendules à l'heure....

Je veux parler bien sûr de l'autodérision...

 

 

Si les candidats à l'élection présidentielle le pratiquait, ils remarqueraient qu'ils ne sont pas le centre du monde et que les autres existent, surtout ceux qui n'ont rien, qui cherchent désespérément du travail, qui plongent petit à petit dans la mésestime de soi et dans la haine des autres, des nantis du plus petit au plus grand...

 

 

Quand on est né avec une cuillère en argent dans la bouche et que l'on a toujours vécu sous les ors de la République :

 

    - avec ceux qui pratiquent depuis tellement de temps « la pensée unique »

     

    - en évoluant – mondanités et réseaux obligent - dans ces milieux que je qualifierais « d'indignes » où ceux qui possèdent tout ne réalisent même pas que le reste de l'humanité leur ressemble en tous points

     

    - que voulez-vous que l'on comprenne à la pauvreté, la souffrance et le repli sur soi ?

     

     

    Et après, ils se plaignent de ne pas être aimés...

     

     

    Donc, ce mercredi-là, je discutais avec ce monsieur très, très agréable, lorsque mon ordinateur s'est éteint et impossible ensuite de le rallumer. Plus de téléphone non plus. Je me dis qu'avec le vent qu'il fait depuis plusieurs jours, ce n'est pas étonnant : vous auriez dû voir les fils électriques et téléphoniques valser au rythme des bourrasques...

     

     

    Je ne parle pas des volets qui claquent, du portail prêt à rendre l'âme – c'est une antiquité très laide en fer qui branle beaucoup – qu'il m'a fallu coincer avec des barres et des pierres de peur qu'il ne s'écroule sur quelqu'un ! Là aussi, il me faut trouver une solution pour ne plus avoir à m'en servir avant de l'enlever mais pour cela, il faut refaire l'enceinte extérieure démolie, comme tout le reste, dans les années 1925. Les pierres de taille monumentales ont tout simplement servi à bâtir ailleurs sans que l'entrepreneur ne débourse un centime : tout bénéf...!

     

     

    Un véritable massacre....

     

     

    Je me suis dit que le toit allait s'envoler mais qu'il ne fallait pas se faire du souci vu que si ça devait arriver, ça arriverait ! Donc, j'ai laissé reposer mon ordi, confiante dans le fait que lorsque les conditions climatiques seraient à nouveau normales, il refonctionnerait à merveille.

     

     

    Mais voilà, le samedi 18 mars, je fais une énorme bêtise

    que je vais payer cher...

     

     

    Tout a commencé le 20 février dernier à 18 heures 30 après une dispute avec Marguerite, mon ancêtre à l'oreille coupée.

     

     

    Oui, 21 ans au compteur, un caractère de cochon, super glu, les pattes tournées vers l'extérieur à cause de l'arthrose mais une volonté de courir comme une jeune fille, rien que pour m'embêter quand je ne veux pas qu'elle sorte sous la pluie... A 21 ans, on reste au chaud ! 21 ans, chez un chat, ça équivaut à 104 ans pour un humain...

     

     

    Rien que pour m'embêter, je vous dis, plutôt, pour que je me soucie d'elle ! Il faut le faire ! Depuis ce mois de septembre 1996 où on l'a recueillie, alors qu'elle n'avait que six mois, je me soucie d'elle, je l’aime infiniment, je la surveille comme du lait sur le feu et ma seule hantise est que vu son grand âge, elle ne meure loin de moi ! Je la retrouverai comment pour lui tenir la  patte ?

     

     

    Mlle n'a pas été abandonnée par ses premiers maîtres, que nenni, que nenni, c'est elle qui les a abandonnés et qui nous a choisis. Déjà un caractère de cochon... Pourtant, elle était choyée, adorée par le jeune couple et ses enfants, mais voilà, Mlle avait décidé de n'en faire qu'à sa tête.

     

     

    Ils habitaient la grande ferme voisine du castet qui borde la route à l'époque nationale et pour ne pas qu'elle aille se balader au milieu des voitures qui passaient en très grand nombre à grande vitesse (127 km/h de moyenne), ils l'enfermaient. Vu la personnalité, ce ne devait pas du tout lui plaire.

     

     

    En septembre 1996, ils déménagent et elle en profite pour s'esquiver dans le verger situé derrière la bâtisse contiguë à celui des autres voisins qui, eux aussi, adorent les animaux...

     

     

    Évidemment, la têtue ne s'est plus manifestée même sous les appels pressants de sa famille. J'ai entendu le petit garçon pleurer en l'appelant. Nous avons eu mal au cœur de les voir tous si malheureux. Mais pour tous, si elle ne revenait pas, c'est qu'elle avait dû servir de goûter à un renard....

     

     

    La maison est fermée et Mlle se retrouve toute seule, bien sûr. Alors elle miaule quand elle voit ma mère ou les voisins. Le monsieur essaie de l’attraper car après trois jours de jeûne, quand on a 6 mois, soit en âge humain 10 ans... on a faim. Mais bien entendu, elle se cache. Il lui apporte des bonnes choses qu'elle ne mange que lorsqu'il est parti !

     

     

    Le pauvre en est désolé ! Aussi voyant ma mère, il lui demande de m'envoyer tenter de la sortir de là. Peut-être que ça marchera... Je ne savais pas qu'elle était là toute seule et bien sûr, j'y vais mais comme je ne peux pas escalader le grillage, je cherche à la faire passer par un trou dans la clôture.... Elle se fout de moi ! Me fait des ronds, me miaule des gentillesses mais se fiche pas mal de mes appels...

     

     

    Ah ! Bon, tu veux jouer à ce jeu-là ? Tu vas voir, je vais te faire céder, non mais ! Alors, je lui amène une gamelle de pâtée et de croquettes junior et elle se fait avoir car elle vient manger quand je suis encore là ! Comme c'est une petite chatte, même pas 1 kilo, quand elle a fini, je la saisis, la fais passer par le trou et hop ! À la maison, non mais... Elle ne proteste même pas, vu que je pense qu'elle avait décidé que ça se passerait ainsi !

     

     

    Attendez la suite : elle veut bien vivre dans cette nouvelle maison, pourtant, 3 jours toute seule, ça a dû la perturber mais elle n'oublie pas de montrer qui est le patron, n'est-ce-pas : elle ressort et grimpe dans un tamaris qui se trouvait dans la cour.

     

     

    Bon, on n'allait pas la forcer le premier jour et on la laisse y passer la nuit. Le lendemain, au lever du jour, j'entends ma mère la « supplier » de descendre et bien entendu, Mlle se fout de tant d'attentions : elle manifeste son dédain en tournant la tête tout en nettoyant vigoureusement sa patte ! Là, c'en est trop, je monte sur une chaise, je la saisis très vite et direction la cuisine avec la pâtée et les croquettes et un coussin pour se reposer.

     

     

    Première gronderie de notre longue vie ensemble : « Un petit chat comme toi, bébé en plus, ne reste pas tout seul dehors la nuit et tu viens manger dedans, tu vas dormir dedans à l'abri et ce n'est pas toi qui commande, c'est moi ! »...

    Oui, c'était le premier jour d'une nouvelle vie...

     

    Et bien, elle a cédé....

     

    C'est ma nièce Clémentine, 5 ans à l'époque, qui a choisi son prénom car elle pensa ce jour-là, que comme elle en portait un de fruit, il fallait quelqu'un dans la famille qui en reçoive un de fleur ! Donc, Marguerite fut très bien accueilli...

     

     

    Marguerite surnommée très vite Margot a vécu un an après, un drame épouvantable que je vous raconterai. Pauvre petite bonne femme : elle a simplement subi les conséquences d'anciennes croyances, mais 21 ans après, en 2017, elle est toujours là, faisant régner sa loi, manifestant un amour débordant et un caractère infernal !

     

     

    Et en mangeant comme quatre : en sus des croquettes, deux à trois barquettes de 100 gr par jour ne lui font pas peur... elle a un petit ventre rond, je ne vous dis que ça....

     

     

    Avant que ma mère ne nous quitte le 27 juillet 2007, tout comme ChunKa le border-collie et Shinook la caniche, elle est allée lui dire au revoir....

     

     

    Ce 20 février 2017...

     

     

    Mlle avait investi la table de la salle à manger comme lieu d'hivernation, n'est-ce-pas ! Pas moyen de la faire dormir sur un coussin ou sur une chaise ou sur le fauteuil.. Elle voulait rester contre moi lorsque j'étais assise. Pas de problème dans la journée mais au moment du repas ?

     

     

    Ce jour-là, 20 février, vers la fin du déjeuner, après une absence dans la cuisine d'une minute, pas plus, quand je reviens, que vois-je ? Mlle assise dans l'assiette et la tête coincée dans le verre ! Elle se fait gronder et elle s'en fout bien entendu...

     

     

    Dans l'après-midi, elle se pose comme d'habitude sur mon bras gauche pendant que je tape sur le clavier de l'ordinateur. C'est d'un facile... Vu que de l'autre côté, contre le bras droit, il y a Zéphyr (8 kilos) et, et Mara (5 kilos) étalée de ma nuque jusqu'en haut de ma tête ! Oui, vous lisez bien : sur ma tête... Il faut dire que vu ma tignasse grise et blanche aux boucles en perdition (c'est très, très moche) elle peut pianoter dans les cheveux...

     

     

    C'est vraiment le nirvana, enfin pour eux parce que pour moi....

    Mais bon, comme on me dit souvent « tu le veux bien » ou « c'est toi qui les a élevés comme cela.. ».

     

     

    Vers 5 heures, le téléphone sonne, tout le monde est obligé de se bouger les pattes et quand je reviens, Mlle pianote sur les touches, c'est amusant, n'est-ce-pas car elle a tout effacé... Heureusement que j'avais sauvegardé...

     

     

    Là, c'en est trop, je l'emmène dans la cuisine et je ferme la porte. Un moment après, il est 5 heures, Shinook veut sortir, j'ouvre la grande porte et voilà que Mlle en profite pour sortir en galopant ! A 5 heures, alors que la nuit va tomber dans une heure, que la pluie menace et qu'il fait froid !

     

     

    Ah bon ? Tu veux faire la forte et bien tu restes dehors et tu rentreras quand tu en auras assez de bouder. Oui bon, raisonnement d'humain. Pas de chat.

     

     

    6 heures 30, où est Marguerite ? Mlle ne répond pas aux appels et comme elle avait sûrement prévu, je m'inquiète. Je sais où elle va donc aucun problème, mais quand même, avec ce froid... Aussi, je décide d'aller la chercher là où elle passe ses journées mais n'oublie jamais de revenir déguster barquettes et croquettes, bien entendu, de temps en temps, quand il fait beau... .

     

     

    Pour éviter tout problème car elle se trouve dans une propriété privée, je fais un détour et bien sûr, elle m'attend debout, en arborant un air goguenard pendant que je m'égosille : « Marguerite viens ici, il fait froid, la nuit est tombée, il va pleuvoir » puis les menaces : « Si tu ne te remues pas le popotin et vite, quand tu te décideras à rentrer, je fais de toi une carpette ». Ni gentillesse ni menace ne font de l'effet et il commence à pleuvoir ! Elle me miaule une moquerie dont elle a le secret genre « Viens me chercher si tu l'oses... ».

     

     

    Ah oui, je vais oser mais sans me faire voir, alors en 30 secondes chrono, je rentre dans la propriété, je monte les trois marches (et là, j'entends un « criss » sinistre venant de la jambe droite à l'arrière du genou et je sens une petite douleur), la saisis et je ressors, le cœur battant et la peur me fait rentrer en courant...

     

     

    Vite dedans... C'est en la posant que je remarque la lueur dans ses yeux : elle est contente, elle a réussi, désormais elle est rassurée : je l'aime ! Il faut le faire !

     

     

    Oui bon, mais je comprends que je viens de me faire une petite déchirure au niveau de l'arrière du genou droit. C'est malin... Parce que pour guérir vite...

     

     

    15 jours après, n'ayant plus mal et Shinook voulant se promener, nous partons faire le tour du village par la plaine en fin d'après-midi et je marche trop vite : c'est reparti …

     

     

    Donc, le mercredi 15 mars, je n'ai plus d'ordi, j'ai mal à la jambe, alors que faire ? Et bien me reposer en lisant, en regardant la télé ou bien en crochetant une liseuse pour une de mes nièces, il paraît que c'est à la mode, les vêtements crochetés... j'adore faire ça alors autant en profiter.

     

     

    Le samedi je suis super contente : je ne souffre plus ! Et je ne doute pas d'être guérie bien sûr.

    C'est à 7 heures 30 que le « drame » arrive : le rideau de la fenêtre de la salle de bains est tombé et si je veux que le froid s'éloigne, il me faut le remettre en place. Pour ce faire, il me faut monter sur la chaise, mais j'oublie qu'il vaudrait mieux utiliser la jambe gauche. Dans un élan enthousiaste, je lance la droite et lorsque je la pose sur le siège, un bruit de tissu qui se déchire résonne, la douleur est telle que je hurle, mais alors ce qui s'appelle hurler !

     

     

    Shinook et Mara qui m'ont suivie s'enfuient effrayées par ces cris qu'elles ne comprennent pas.

     

     

    Les autres se cachent, ils ne sont pas habitués à m'entendre crier, la vie est normale, sans bruits trop forts et agressifs à la maison... Les seuls qu'il peut y avoir viennent de la télé ou de la radio...

     

     

    Oh la, la ! Mon Dieu que ça fait mal ! La jambe est pliée, il m'est impossible de la déplier et de marcher ! Comment vais-je parcourir la quinzaine de mètres qui sépare la salle de bains du fauteuil près de la cheminée de la salle à manger ? Je ne crie plus mais n'arrête pas de gémir, j'arrive tant bien que mal jusqu'au couloir, je peux saisir la canne de ma mère et le parapluie à bout plat... la marche devient plus aisée mais la douleur ne diminue pas.

     

     

    Finalement, je rejoins le fauteuil, je ramène l'autre vers lui et je tente d'allonger la jambe : impossible. J'essaie de respirer plus lentement et là, quelque chose se passe qui me laissera à jamais un souvenir inoubliable : Mara et sa fille Athéna courent vers moi et sautent sur l'équipage mis en place …

     

     

    Tandis que Mara me saisit le visage pour le caresser avec ses pattes et avec des coups de tête gentils, Athéna inspecte mon genou et quand elle trouve où la déchirure est la plus profonde, se met à pianoter dessus en ronronnant.

     

     

    Mara tourne et retourne, s'allonge sur le dos au niveau de mon cou, je comprends qu'elle veut que je pose ma main sur son ventre, alors j'obéis, une douceur immense m'envahit, je me détends et je me mets à pleurer comme une petite fille, une véritable fontaine, sans pouvoir m'arrêter...

     

     

    Sous les « massages » d'Athéna, la jambe se déplie et quand enfin, elle est étendue, la belle « isabelle » se couche sur le genou : c'est magique, magique... La douleur diminue d'intensité.

     

     

    Ces deux magnifiques « mamans » m'ont enveloppée d'amour, d'un immense amour... et d'une grande humanité.

     

     

    Il est 8 heures et quart et mes pleurs ont fini par cesser, on va manger, il faut sinon... Je réussis grâce à la canne et au parapluie à regagner la salle de bains, je pose un gant froid sur l’œdème qui s'est formé et je bande le genou très serré, ça va mieux... Je glisse par dessus une genouillère et je peux mieux marcher.

     

     

    Shinook qui a eu si peur, ressort de sa cachette, elle n'y voit plus alors elle n'a pas compris ce qu'il m'arrivait.

     

     

    A peine allongée à nouveau sur les deux fauteuils réunis avec tous la famille chats et chien sur moi, la fontaine se rouvre, on s'endort par pauses, Shinook se serre contre moi très fort et de temps en temps, se réveille pour me faire des petits bisous rassurants.

     

     

    On se réveille définitivement devant « On n'est pas couché » mais bon comme UN invité ne me plaît pas du tout, je zappe sur C8 où officie Roland Magdane que j'adore depuis toujours et c'est le réconfort, qu'est-ce que j'ai pu rire ! Il est génial...

     

     

    Il est deux heures du matin lorsque nous allons nous coucher Shinook et moi comme depuis bientôt 13 ans. Elle a alors un geste extraordinaire qui m'a fait m'endormir rapidement car il était aussi plein d'amour : elle a pris ma main entre ses pattes et a posé sa tête dessus en la tenant très fort... Les larmes ont a nouveau coulé mais le marchand de sable les a taries.

     

     

    Elle m'aidait à être mieux.

     

     

    Les animaux ont en eux la grande part d'humanité qui parfois et même très souvent nous fait tant défaut ! (1)

     

     

    Ce soir-là, je me suis sentie vraiment aimée....

     

     

    et j'ai réalisé que l'envie d'aimer était plus fort que tout, pour tout le monde, tout au long de la chaîne de la vie...

     

     

    Moi qui croyais que ça n'existait pas … je suis bien revenue de mon scepticisme et je me dis depuis, que sûrement chez les humains, ça peut bien exister aussi... Enfin, peut-être...

     

     

    Et voilà pourquoi – outre la panne d'ordinateur qui n'a pu être résolue que le 30 mars – je suis restée silencieuse. Depuis, je vis avec une attelle de genou, j'essaie de marcher avec la canne, ça va, le bleu qui s'étendait de la moitié du mollet jusqu'à la moitié de la cuisse se résorbe petit à petit, la douleur s'estompe chaque jour un peu plus mais bon, l’œdème de la face antérieure du genou est toujours là, aussi gonflé. On dirait une balle de tennis qui aurait pris la grosse tête !!!

     

     

    J'en ai pour 45 jours, c'est-à-dire qu'il me reste un peu plus d'un mois pour pouvoir remarcher sans cet encombrant mais nécessaire appareil, ce qui a pour résultat que vu que la mairie est située à environ 400 mètres de chez moi, donc aller et retour 800 mètres, je n'irai pas voter...

     

     

    C'est dommage mais on ne peut pas faire autrement, il y en a qui vont être contents, ça fera une voix de moins pour le candidat que j'ai choisi... mais bon, ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan des votes ...

     

     

    La seule bonne chose pour tout le monde serait qu'il soit présent au second tour

    mais bon... .

     

    Pourtant, les Français sont réalistes et tolérants dans leur grande majorité,

    ils sont imprégnés des valeurs du siècle des Lumières

    et des acquis de la Révolution.

     

    Quoique depuis des décennies, beaucoup, oui beaucoup trop, ont été laissés et oubliés sur le bord du chemin de l'instruction, de l'éducation, de la culture pour ne servir que de pompe à fric aux puissants de ce monde...

     

    Pourtant, ils ont dans leurs gènes les luttes sociales qui ont donné à notre pays

    ses lettres de noblesse et sa grandeur sociale,

    ils ont en eux les souvenirs de leurs ancêtres mélangés …

     

    Alors pourquoi justement ne pas rêver

    que le rêve deviendra peut-être réalité ?

     

    Je dis bien : tous les Français quelles que soient leurs origines.

     

    Nous avons tous en nous cette histoire commune car

    elle est comme cela la vraie France :

     

    elle sait accueillir sur son sol toutes les différences

    et en retirer le meilleur pour le bien de tous.

     

     

    Il aurait simplement fallu que la transmission de notre « histoire » ne cède pas sous la pression de la pensée unique qui a exclu tellement, tellement de citoyens du savoir nécessaire au bien vivre ensemble dans le respect total des uns et des autres !

     

     

    Bonnes Fêtes de Pâques, les cloches vont s'en aller puis revenir avec les œufs, la glycine est en fleurs, certains lilas précoces aussi, le petit monde pollinisateur butine déjà, un petit air chaud nous fait rêver de l'été et la Nature fleure bon les senteurs des amours qui vont être...

     

     

    Alors profitons-en pour prendre le chemin d'un monde à préserver et non pas à profiter...

     

    Jackie Mansas

    1er avril 2017

     

    Et pourquoi ne pas écouter la magnifique chanson de Daniel Lévi " l'envie d'aimer ?"

    D'actualité pour éloigner les méchantes ondes ....

    Sur You Tube... magnifique

    1 – Tous les animaux sont capables de tels actes, je vous en raconterai d'autres.

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